18Ven052012

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L’Aquitaine, région française où le chômage a le plus augmenté sur 1 an : Un constat d’échec pour le Conseil Régional d’Aquitaine et son président !

Selon les chiffres inquiétants de l’INSEE, le chômage en Aquitaine à la fin 2011 a atteint son plus haut niveau depuis 10 ans, avec la perte de plusieurs centaines d’emplois.
Si le contexte national de crise économique a sa part de responsabilité dans ce problème d’augmentation du chômage, il faut cependant remarquer que c’est notre région Aquitaine qui enregistre des résultats négatifs supérieurs aux autres régions française. Ainsi, la progression annuelle du chômage en Aquitaine est de + 8,2 % contre + 5,2 % au niveau national !
Ce constat inquiétant renforce les critiques qu’avec mon groupe d’opposition régionale, nous portons sur l’efficacité déficiente de la politique économique menée par le Conseil régional et son président qui préfère investir prioritairement et massivement sur les entreprises industrielles (10 % de l’activité économique) en leur consacrant 80 % des crédits économiques, sans évaluation de l’efficacité des aides, sans bilan, voire à fonds perdus puisqu’en 2011, ce sont plus de 7,5 millions € de prêts régionaux qui ont été classés en pure perte suite à des défaillances de certaines de ces entreprises !
A l’inverse, Les TPE, l’artisanat, le secteur agricole, le commerce ou les services (90 % de l’activité), notamment en milieu rural, n’intéressent que fort peu la Région alors qu’ils sont pourtant les plus créateurs d’emplois de surcroît non délocalisables. C’est ainsi que les crédits du budget régional 2012 sur les TPE, l’agriculture ou sur la ruralité sont en net recul par rapport à 2011 !
Il est urgent que la Région analyse la pertinence et l’efficacité de ses dispositifs au regard de la situation de l’emploi car à l’évidence, ça fonctionne mal !

Frédéric Nihous vote contre le budget régional d'Aquitaine

Conseil régional d'Aquitaine (capture site internet)Frédéric Nihous, Conseiller Régional d'Aquitaine et élu local béarnais, a voté contre le budget régional présenté par Alain Rousset et son équipe Rose-Verte-Rouge parce que ce budget, comme ce fut déjà le cas pour 2011, consacre l'abandon de la ruralité aquitaine, mais aussi béarnaise et basque.
Ainsi, ce budget est inacceptable et néfaste, notamment pour les terroirs ruraux, car il privilégie la hausse des frais de fonctionnement aux investissements, et parmi ceux-ci l'agglomération bordelaise aux territoires ruraux, mais aussi parce qu'il comporte une baisse des crédits affectés à la cohésion territoriale et rurale (moins 9,55%) et à l'agriculture (moins 10%), sans oublier une absence de budget dédié à la montagne, donc aux Pyrénées ! C'est ainsi que l'intitulé consacrant la spécificité et la ligne de crédits "montagne" a même disparu cette année des documents budgétaires, donc de la politique du président de la Région. Ce symbole est tristement révélateur et ce n'est pas l'inscription des crédits, exorbitants bien que ces projets sont nécessaires, de réalisation de la ligne Pau-Canfranc et de la route Pau-Oloron qui rattraperont la chose; ces projets ne sont que l'arbre cachant la forêt !
Pour Frédéric Nihous, avec ce budget régional, c'est donc le développement des territoires ruraux aquitains qui est mis à mal alors qu'en période de crise, il a plutôt besoin d'être soutenu, d'autant qu'il est un outil de croissance et d'emplois.
A cela, le Conseil Régional a préféré soutenir des grands projets urbains, sans doute par tropisme bordelais ! Chacun ses priorités, les ruraux apprécieront...
Quant aux élus verts, qui ont voté contre des chapitres budgétaires de l'exécutif régional dont ils font pourtant partie, qu'ils démissionnent par honnêteté et clarté politique au lieu d'aller à la soupe...verte ou bio !

Réunion de crise sur la sécheresse au Conseil régional d'Aquitaine

Ce 26 mai 2011, on s’attendait à des mesures régionales concrètes. Pas du tout ! Aucune aide régionale n’est proposée, la Région se repose sur l’Etat. Analye de Frédéric Nihous.

Ainsi, les participants à cette réunion de crise sur la sècheresse, syndicats professionnels agricoles, responsables des différentes filières, des chambres départementales d’Agriculture, ont été certes écoutés, mais n’ont rien obtenu de significatif. Déception générale.
logo-region-aquitaineL’Aquitaine est pourtant la 1ère région agricole de France. Les départements de la Dordogne et du Lot-et-Garonne sont durement touchés par la sècheresse qui s’aggrave, et subissent des restrictions d’eau, une mesure particulièrement contraignante pour tous, mais dramatique pour les exploitations agricoles.
La moitié des agriculteurs aquitains dégagent un revenu égal ou inférieur au SMIC. La situation financière des éleveurs est très critique, ils sont les premiers touchés par la sècheresse, certains préférant vendre leur bétail par anticipation faute de fourrage.
L’Etat prend des mesures exceptionnelles concrètes
Face aux attentes des responsables agricoles, l’Etat a pris une première série de mesures d’urgence : autorisation de l’utilisation des jachères, du fauchage, mise en œuvre de la solidarité entre éleveurs et céréaliers grâce à des contrats évitant toute spéculation, recours au fonds de calamités agricoles, obtention de la solidarité européenne avec le versement anticipé des aides comme la prime au maintien du troupeau de vaches allaitantes pour donner de l’oxygène à la trésorerie des éleveurs.
Des comités hebdomadaires de suivi sont réunis par le Ministre de l’Agriculture pour anticiper l’évolution de la situation dans chaque département concerné.
Le Conseil régional, de son côté, s’interroge
Que penser du modèle agricole français ? Comment mettre en place des retenues collinaires ou tout autre moyen de stocker l’eau ? Ne faudrait-il pas réfléchir à un autre système de solidarité ? Quel est l’intérêt des dispositifs actuels ?
Pendant ce temps, la sècheresse gagne du terrain.
Les agriculteurs n’ont pas grand-chose à espérer de la Région...

La vérité sur la convention SNCF/Région Aquitaine : Le Conseil régional n’a pas su s’imposer face à la SNCF

Suite à l’article paru dans Sud-Ouest ce mercredi 8 juin relatif aux TER, Frédéric NIHOUS, Conseiller régional CPNT d'Aquitaine, et ses collègues élus UMP et NC du groupe régional Majorité Présidentielle tiennent à apporter les précisions suivantes :
 La convention avec la SNCF présentée avait fait l’objet de longues négociations de la part des services régionaux. La dernière réunion fin mai était censée finaliser l’objectif de ponctualité. Elle s’est achevée sans le moindre accord, la Région étant dans l’incapacité de faire valoir ses intérêts de financeur (100 millions € /an) et ceux des usagers, et soulevant notamment des problèmes de dysfonctionnement du personnel de la SNCF.

  • Toutefois, le Président avait maintenu cette convention dans l’ordre du jour de la Commission Permanente, ce qui actait sa défaillance.
  • En séance, deux élues de notre groupe ont mis lourdement en cause l’absence d’accord sur la ponctualité et la régularité des trains, les retards et suppressions de rames, la mauvaise notation de 14,2/20 sur la qualité du service, autant d’éléments qui valent à l’Aquitaine la 18ème place sur 20 régions françaises sur cette compétence des TER. Inacceptable.

Le Président du Conseil Régional, Alain ROUSSET, a donc été contraint, sous la pression de ces interventions, de proposer le retrait de cette convention, demandant à l’élu en charge des TER de reprendre les discussions avec la SNCF.

Conseil Régional d'Aquitaine : après 63 % de hausse en 10 ans, l’exécutif augmente encore les impôts.

Conseil Régional d'Aquitaine : après 63 % de hausse en 10 ans, l’exécutif augmente encore les impôts. Le monde rural en fait directement les frais. Communiqué de Frédéric Nihous :

Il ne servait à rien au Président du Conseil régional d'Aquitaine de prédire « de réelles difficultés en 2011 du fait des décisions de l’Etat ». La Région affiche bien un budget de 1,3 milliard € (+ 48 millions €) : elle pourra financer les investissements d’avenir (LGV, plan Campus, etc.).  
Nous dénonçons 3 points majeurs :    

  1. L’Etat ne se désengage pas. Bien au contraire, il maintient le niveau de ses dotations en Aquitaine. Il demande simplement aux régions de réduire leurs dépenses publiques comme il le fait lui-même. L’Aquitaine perçoit, entre autres, 21 millions € de dotation de solidarité pour régions en difficulté. La nouvelle fiscalité sur les entreprises apporte une « cagnotte » appréciable de 7,3 millions € supplémentaires. Donc, inutile de faire de faux procès à l’Etat. La réforme des collectivités va permettre de coordonner les politiques et de réduire les gaspillages.
  2. La double hausse des impôts, cartes grises (+ 24 %) et taxes sur les carburants au taux maximum, est inutile et sert à financer les dépenses de fonctionnement non maîtrisées. Ces décisions de la Gauche participent directement à la flambée du prix des carburants qui pénalise automobilistes et zones rurales (+ 100 €/an et /ménage aquitain en zone rurale).
  3. Le monde rural pénalisé fait les frais de choix budgétaires contestables: baisse des crédits du développement local (- 5 %), de l’agriculture (- 9 %) pourtant en crise profonde, du tourisme (- 3 %), secteur majeur de développement économique.

C'est entre autres pour ces raisons qu'avec mon groupe Majorité Présidentielle,  j'ai voté contre ce budget, fidèle à notre engagement de ne pas augmenter les impôts