24Ven052013

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Pascale Guittet, conseillère régionale, CPNT et les chasseurs, acteurs de la biodiversité !

2013-04-15-PguittetEn ce début 2013, l’ACCA de la commune de Pouillé, et ses chasseurs, se sont associés à la municipalité de cette bourgade de 650 habitants dans la Vienne, pour planter une haie d’une longueur d’un kilomètre.
Pascale Guittet, Maire de cette commune et Conseillère régionale CPNT de Poitou-Charentes, a mis “à disposition” de l’association de chasse un chemin rural partant du centre-bourg en direction d’un hameau proche. La Fédération de la Chasse de la Vienne a ainsi contribué au don de 1000 plants pour cette commune rurale composée de champs à perte de vue. Une quinzaine de chasseurs s'est donc retroussé les manches et ont planté sur trois journées des essences locales (pruniers, cerisiers, aubépines, noisetiers, chênes...) de façon à redévelopper une biodiversité tout en aménageant « gîte et couvert » pour la faune.
Chaque pied a été entouré d’un filet de protection afin d’éviter leur destruction par les lièvres et les chevreuils. Les avantages de cette action sont importants : cette haie va ainsi permettre à la petite faune de se développer en toute sécurité et de mettre en place notamment la réintroduction de la perdrix sur le territoire.
L’aspect pédagogique de cette action n’a pas été oublié puisque les élèves des trois classes de Pouillé (qui est en regroupement scolaire), à savoir des enfants de CP et de CE1, ont assisté et aidé à ces plantations sur un après midi. La nature, c’est l’affaire de tous et de toutes les générations, au travers d’actions de terrain exemplaires comme l’est cette opération soutenue par Pascale Guittet.
Enfin, il est à noter que le coût (2.000 euros environ) de cette action est minime pour la commune puisque financé également par la Fédération des Chasseurs, elle-même aidée par des subventions du Conseil régional et du Conseil général. La chasse, c’est l’écologie qui agit !

Lutter contre la désertification médicale

Par Thierry JOULIN, Conseiller régional CPNT de Poitou-Charentes
Capture vidéo - Nouvelle républiqueEn déplacement dans la Vienne le 13 décembre dernier, Marisol Touraine, Ministre de la Santé, est venue présenter son projet de lutte contre la désertification médicale.

Dans la salle de réunion, elle a fait sa présentation assise à côté de Ségolène Royal, Présidente de la Région Poitou-Charentes, elle-même assise aux côtés d’une dizaine d’intervenants tous choisis par ses bons soins (même les interventions étaient programmées et calées d’avance et chacun savait donc très exactement ce qu’il avait ordre de dire !).

Après un discours d’autosatisfaction de la présidente Royal ayant depuis 2004 et selon elle, métamorphosé notre territoire, car il va sans dire, toujours selon elle, qu’auparavant rien n’aurait été fait contre cette dramatique désertification, la ministre est donc longuement intervenue en insistant elle aussi à plusieurs reprises que depuis dix ans aucune action n’avait été entreprise par les gouvernements précédents, ce qui révèle un problème énorme de mémoire ne serait-ce que par rapport au plan rural de 2010 et les annonces du précédent gouvernement en début de cette année portant sur ce dossier de médicalisation territoriale !

La Ministre annonça donc bien sûr qu’elle allait remédier à cela en présentant dès à présent douze engagements concrets qu’elle allait mettre en place immédiatement. Cette position est fort louable puisque, à leurs dires, tant il est vrai que cette désertification pose et posera un réel problème dans les années à venir en milieu rural.
Bien, évidemment, selon la Ministre, maintenant que la gauche est au pouvoir, les promesses faites pendant la campagne électorale vont être tenues et la lutte contre les déserts médicaux engagée…

Mais soyons réalistes, un point n’a pas été abordé par la Ministre et il n’est pourtant pas des moindres : c’est celui du financement. En effet, proposer douze mesures d’engagements, c’est bien, mais disposer en amont des financements qui vont avec, c’est mieux et là, c’est loin d’être le cas ! Donc au-delà du fait qu’on peut s’interroger sur la réalisation future de ce plan médical, on peut donc une nouvelle fois être très inquiets sur la pérennité du pouvoir d’achat des Français, car devant la quantité de mesures prises et non financées par le Gouvernement, les classes moyennes vont encore “trinquer” !

Avec eux, les engagements, c’est pour maintenant ; quant au financement, c’est pour … on ne sait pas ? Ce qui est sûr, c’est que 2013 sera de toute évidence une année difficile !


L’Autoroute A 831 devient l’Arlésienne !

En décembre 2011, par son Conseiller régional de Poitou-Charentes Thierry Joulin, CPNT dénonçait le scandale de l’étude environnementale réalisée par la LPO sur le projet d’autoroute A 831 en Charente-Maritime ; étude d’impact sur la biodiversité confiée dix-huit mois plus tôt par Jean-Louis Borloo, alors ministre de l’Ecologie, et soutien d’Alain Bougrain Dubourg, président de la LPO.
À ce jour, on ne connaît toujours pas le coût de cette expertise, pourtant payée par de l’argent public, donc du contribuable, et réalisée d’ailleurs par des individus qui n’ont jamais été des experts, mais simplement des obligés du ministre. Il est d’ailleurs scandaleux de voir que la crise ne touche pas tout le monde de la même façon, car bien que l’endettement de notre pays soit catastrophique et les porte-monnaie des Français à plat, les subventions allouées pour 2013 à quelques associations de protection de la nature sont en augmentation par rapport aux années précédentes où elles étaient déjà particulièrement substantielles. Ce n’est donc pas la crise pour tout le monde…
Thierry JOULIN, Conseiller régional CPNT, remarque que bien que l’ensemble de nos politiques semble encore y croire, cette autoroute ressemble de plus en plus comme deux gouttes d’eau à l’Arlésienne. Certains veulent encore y croire alors que les caisses de l’Etat sont vides, sauf évidemment pour … les subventions à destination des associations de protection de la nature.
Attendons donc encore six mois pour prendre connaissance des conclusions de la commission mise en place par le ministre délégué aux Transports, mais à l’évidence, on peut penser que ce tronçon autoroutier ne pourra pas se faire dans l’immédiat, faute de crédits disponibles.
Cela semble d’autant plus évident à la lecture du budget du Schéma National des Infrastructures de Transport qui est de l’ordre de 2 milliards d’euros par an et que la LPO préconise, dans son rapport et étude d’impact sur la réalisation de l’A. 831, des infrastructures supplémentaires pour protéger les « petits oiseaux » et autres animaux avec un coût supplémentaire dépassant la centaine de millions d’euros !
On ne peut que déplorer qu’à cause d’une écologie politique verdâtre anti développement, qui a pignon sur rue au gouvernement, la population et les entreprises subissent cette situation de retard, voire d’abandon, d’un équipement vital pour le développement économique de cette région déjà durement touchée par le chômage, ce dont a déjà fait largement la démonstration le Conseil général de Charente-Maritime, en soutenant fort justement ce projet avec force et détermination.
Pour Thierry JOULIN, Conseiller régional CPNT de Poitou-Charentes, ce projet d’autoroute A 831 doit être prioritaire et voir le jour très rapidement ; le gouvernement doit en prendre acte et le confirmer.