Conseil régional Poitou-Charentes : Intervention de Thierry Joulin du 13/02/12
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13 Feb 2012
Madame la Présidente,
Je souhaite intervenir dans le cadre de ce rapport intitulé “Décision relative à la Biodiversité : Une trame multiple d’espaces et d’espèces à préserver d’urgence”. Classement en Réserve Naturelle Régionale du site de la Massonne (100 Ha) et du site de la Renaudie (75 Ha).
En effet, je constate une fois de plus que notre territoire se sanctuarise et que le mille feuille des zonages s’intensifie, après les ZNIEFF 1 et 2, ZICO, ZPS, ZSC, Réserves Naturelles Communales, Nationales, les zones Natura 2000, la mise en place des SCAP (400.000 Ha prévus au niveau national), la mise en place des T.V.B. viennent donc s’ajouter les Réserves Naturelles Régionales et ceci bien évidemment avec le soutien financier de subventions allouées à Nature Environnement 17 par milliers d’euros à chaque fois et de plus en plus souvent.
Je pense dans ces conditions qu’un euro dépensé devient tout simplement un euro inutile, voire un euro gaspillé surtout si l’on considère la situation de crise dans laquelle nous sommes actuellement avec une précarité alarmante de nos concitoyens qui pourraient alors bénéficier de ces fonds non pas pour vivre mais pour “survivre” ; De plus, quand on lit attentivement les articles de la Convention, on constate comme
d’habitude que les activités humaines qu’elles soient agricoles ou ludiques sont contraintes, voire interdites !
Vous comprendrez par conséquent que je ne peux pas voter ce rapport.
Madame la Présidente,
Je dois également intervenir dans le cadre de ce rapport intitulé “Décision relative à l’Environnement : les zones humides et le marais poitevin : des territoires naturels d’exception à valoriser”. Lancement de l’appel à projets de 1000 mares - îlots de biodiversité.
Là encore, réserver une enveloppe de 200.000 euros pour financer des mares de 15 m² à 1000 m² sous prétexte de préserver la biodiversité rentre dans le domaine de l’inopportunité pour ne pas dire de l’indécence ; croyez vous dans le contexte social actuel que les Maires, voire même les particuliers vont investir dans une mare de 15 m² et si d’aventure ils le faisaient, c’est qu’ils en auraient les moyens pour constater in fine que les grenouilles et autres amphibiens se font généreusement bouffer par les hérons !!
Comme pour le rapport précédent, la seule vraie question que l’on peut donc se poser devant de telles sommes d’argent est de savoir si en 2012 le bien être animal est prioritaire ou non sur le bien vivre humain ? En ce qui me concerne, la réponse est sans ambiguïté.
Je ne voterai donc pas ce rapport.
Etude de la LPO sur l'autoroute A 831 en Charente maritime : comment prendre les enfants du Bon Dieu pour des canards sauvages !
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04 Nov 2011
CPNT, par son Conseiller régional de Poitou-Charentes Thierry JOULIN, dénonce le scandale qu'est l'étude environnementale réalisée par la LPO sur le projet d'autoroute A 831 en Charente-Maritime. Ce dossier d'étude est de surcroît d'une indécence rare dans le contexte de crise financière et de déficit public qu'on connait actuellement.
Cette étude d'impact sur la biodiversité d'un projet autoroutier avait été confiée par le précédent ministre de l'Écologie, Jean-Louis Borloo à ... la LPO de son ami Allain Bougrain-Dubourg. Celui-ci s'était pourtant déjà déclaré viscéralement opposé à ce projet : où sont alors la neutralité et l'impartialité de cette étude ?
CPNT s'était alors interrogé sur les compétences et la qualification du président de la LPO sur un tel travail ainsi que sur le coût de celui-ci : combien allait-il rapporter à sa "petite entreprise" ? C'est de l'argent public, c'est la chasse au "gaspi" et au déficit budgétaire, mais curieusement, le montant de la somme payée par le ministère est à ce jour inconnu...
Ce n'est visiblement pas la crise pour tout le monde...
Cette étude a été remise au ministère de l'Écologie en ... septembre 2010, mais curieusement, son contenu n'a été dévoilé qu’en octobre 2011. Y aurait-il quelque chose à cacher ? Y aurait-il eu réécriture des conclusions de l'étude ? Bien des questions se posent !
Contribuables français, dormez tranquilles : la LPO veille sur la dépense publique et l'utilisation rationnelle de l'argent public ! En effet, l'étude de cette association écologiste dévoreuse de subventions publiques, préconise des aménagements environnementaux à ce projet d'autoroute, pour un surcoût de ... 130 millions d'Euros !
Une seule chose semble avérée maintenant : avec les préconisations de la LPO, cette autoroute ne se fera pas ! Le ministère de l'Ecologie et la LPO auront en effet sauvé les apparences et se donner beau rôle à dire qu’ils n'y sont pas opposés, mais ... sous réserve de respecter scrupuleusement l’ensemble des propositions avancées. Ce qui revient à dire qu’il y a tant de contraintes et de surcoût que ce tronçon routier devient tout simplement irréalisable financièrement pour l'Etat... Il "suffira" alors de trouver un concessionnaire qui accepte d’investir cette somme supplémentaire pour réaliser ce futur "chef d’œuvre" écologique.
Depuis 1994, date à laquelle le projet a vu le jour, seule est prise en compte la situation environnementale. Jamais la dimension économique et sociale du projet routier n’a primé ! Ce n'est pas étonnant, dans ce département où se situe justement le siège national de la LPO et tant il est vrai qu’à notre époque, il vaut mieux sauver un crapaud ou un petit oiseau qu’une entreprise et des emplois !
Alors si pour lutter contre le déficit public, il faut faire des économies, CPNT propose qu'on commence par raboter la niche budgétaire des subventions à la LPO et à toute la nébuleuse associative écologiste qui vit au crochet de l'Etat et du contribuable ! Nos impôts ne sont pas là pour engraisser les écologistes anti tout qui empoisonnent le quotidien des contribuables français !
Pénurie de fourrages en Poitou-Charentes
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29 May 2011
Intervention de Thierry Joulin sur l'affectation d'une enveloppe de 5 millions d'euros pour soutenir immédiatement les éleveurs en production herbagère face à l'augmentation des coûts de production liée à la pénurie de fourrages.
Madame la Présidente,
Dans le cadre de l'affectation de l'enveloppe de 5 millions d'euros, d'abord l'État et en particulier le Ministère de l'Agricluture n'est pas resté sans bouger comme vous venez de le prétendre, car des mesures concrètes et immédiates ont été prises.
Des mesures exceptionnelles face aux attentes bien légitimes en cette période elle-même exceptionnelle. L'État a pris une première série de mesures à savoir l'autorisation de l'utilisation des jachères, du fauchage, mise en oeuvre de la solidarité entre éleveurs et céréaliers grâce à des contrats évitant toutes spéculations, recours au fonds de calamités agricoles, obtention de la solidarité européenne avec le versement anticipé des aides comme la prime au maintien du troupeau de vaches allaitantes pour donner de l'oxygène à la trésorerie des éleveurs, et enfin des comités hebdomadaires de suivi sont réunis par le Minsitère de l'Agriculture pour anticiper l'évolution de la situation dans chaque département concerné.
Intervention de Thierry Joulin du 03 octobre 2011
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03 Oct 2011
Monsieur le Président,
Dans le cadre des orientations sur la gestion de l’eau et sur son stockage en agriculture, après avoir lu et écouté attentivement les arguments développés par Monsieur Benoît Biteau, je suis évidemment d’accord sur le point précis que l’Eau n’est pas un bien marchand comme les autres !
Le groupe que je représente ici constate avec une grande satisfaction que la Région bien que défavorable initialement aux retenues de substitution fait aujourd’hui des propositions à ce sujet à la suite de nos interventions dans ce domaine.
Néanmoins si l’Eau fait partie du patrimoine commun de la Nation, il convient de constater que la Région n’est pas, n’est toujours pas favorable, voire carrément défavorable aux retenues de substitution, quand on énumère les douze préalables indispensables pour enfin obtenir le recours à autorisation et donc à investissement.
D’ailleurs, je constate que le secteur de la maïsiculture, comme je l’avais déjà dit en Commission, est totalement écarté dans l’ensemble des préalables au profit de l’agriculture biologique.
On ne peut, ceci étant, qu’être favorable au développement de l’agriculture bio, mais il faut aussi, et c’est notre devoir d’élus, penser qu’il existe aujourd’hui d’autres modes dont la Maïsiculture et supprimer cette activité est à mon sens une ineptie. Améliorer le système de cette culture en vue d’une diminution de la consommation d’eau ne paraîtrait plus logique.
Je précise à toutes fins utiles que le Département de la Charente-Maritime à remis à l’ordre du jour le dossier de projet de la Trézence revu et corrigé, ainsi que l’étude pour la mise en place de retenues de substitution, car ce sujet est et reste d’une importance capitale devant les difficultés rencontrées par l’ensemble de la filière agricole.
Les problèmes liés aux conditions climatiques du printemps sont certes des faits à prendre en considération, mais les choses ne sont pas nouvelles et la situation est probablement appelée à se répéter dans les années à venir et la prise en compte de la gestion de l’Eau et de son stockage me semble aujourd’hui fondamentale, c’est pourquoi au vu du nombre de préalables à remplir, on ne peut pas soutenir ce rapport, car il est clair que la position de la Région plaide contre les retenues.
Je reste en effet convaincu que le monde agricole dans son ensemble est capable d’adapter ses pratiques quelles qu’elles soient au respect de notre environnement et des territoires.
Que par conséquent, notre rôle est d’être à leur côté et de leur apporter des mesures réalisables, concrètes et rapides, ce qui permettez moi de vous le dire, n’est pas le cas à la lecture de ce rapport.
Sécheresse et gestion de l'eau : de l’eau pour tous et pour tout
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25 May 2011
Le point de vue de Thierry JOULIN,Conseiller régional CPNT de Poitou-Charentes
Aujourd’hui comme hier et probablement plus encore demain, la gestion de l’eau va être et rester une préoccupation majeure dans notre cadre de vie et ceci, que l’on soit un particulier, un entrepreneur, un agriculteur, un touriste, un pêcheur ou un chasseur.
Alors de l’eau, oui ! Avec modération, certes, mais pour tout le monde s’il vous plaît !
En effet, c’est toujours très facile de “tirer sur l’ambulance” mais a priori, ça l’est beaucoup moins de regarder la vérité en face et de dire "oui", il existe des solutions : comme des réserves de substitution qui pourraient stocker à elles seules plusieurs millions de m3 et par conséquent, palier partiellement le manque manifeste d'eau que nous subissons actuellement.
Mais voilà, les associations de protection de l’environnement s’y opposent systématiquement et forment sur chaque projet de retenues d'eau un recours devant le Tribunal Administratif avec à l’appui un certain nombre d’arguments plus ou moins fallacieux, mais qui suffisent à compromettre la mise en oeuvre des projets.
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