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Ecole obligatoire jusqu’à 18 ans : encore une fausse bonne idée la ministre !

Ecole obligatoire jusqu’à 18 ans : encore une fausse bonne idée la ministre ! © Stocklib - gstockstudio

Pour Martine Aury, déléguée CPNT-au-Féminin, la proposition de la Ministre de l’éducation Nationale de rendre l’école obligatoire jusqu’ 18 ans s’inscrit dans l’impasse idéologique portée par la gauche. La Ministre donne ainsi des gages à son camp et notamment au syndicat majoritaire des enseignants du second degré (SNES) pour qui l'allongement de la scolarité obligatoire est une vieille revendication. Pour quoi faire ? Tout simplement pour dissimuler plus longtemps la dégradation et l’échec du système éducatif français !

C'est ainsi de la folie d'imposer à un élève en décrochage de poursuivre des études jusqu'à 18 ans. Au-delà de sa durée, il faut prendre en compte la qualité de l’enseignement, son efficacité et optimiser les suivis et l’orientation en liaison avec le monde de l’entreprise et de l’artisanat.

Mieux vaut un apprentissage réussi en alternance dans une école professionnelle, qu’un baccalauréat généraliste menant à des universités surpeuplées où le taux d’échec est grandissant.

CPNT préconise de prendre modèle sur l’Allemagne ou l’apprentissage est beaucoup plus développé et où le taux de chômage est inférieur à celui de la France, mais aussi dans de nombreuses régions, où il est reconnu comme une des voies de formation et de professionnalisation.

Dans notre pays où beaucoup de professions sont à la recherche de main- d’œuvre, la revalorisation des métiers manuels, artisanaux et d’autres liés à la restauration ou aux métiers de bouche, est nécessaire pour que les générations futures puissent s’épanouir dans leur vie professionnelle.

Il faut adapter l’Education Nationale aux réalités économiques et à l’évolution des formations. Il vaut mieux sortir du système et apprendre un métier puis se former tout au long de sa carrière que de prolonger la scolarisation jusqu’à 18 ans. C’est l’accompagnement des jeunes dans leurs formations et dans leur entrée dans leur vie professionnelle qu’il faut repenser… La durée ne fait pas la qualité, l’uniformisation des parcours n’est pas une solution.

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