Des États généraux de l’alimentation, pourquoi faire ?

jeudi 20 juillet 2017
Crédit photo : economie.gouv.fr

Si pour CPNT le sujet de l’alimentation et de l’agriculture est une priorité nationale, pour autant on peut se poser la question sur le besoin des États généraux de l’alimentation.
Le président Macron aurait ainsi pu faire l’économie de sa grande messe de l’alimentation, sinon à quoi sert le Conseil Economique, Social et Environnemental (CESE) ? A quoi bon des rapports couteux qui collent à la réalité et qui ne sont pas exploités par les responsables politiques ?

Cette assemblée consultative de la république a pourtant déjà émis des rapports de travaux sur ce thème, dont celui du 28 janvier 2014, sur la contribution à l’accès à une alimentation de qualité, saine et équilibrée, et celui du 28 janvier 2016 sur les circuits de distribution des produits alimentaires qui ont réuni autour de la table toutes les composantes du monde agricole et au travers d’auditions des responsables de la grande distribution, des producteurs, sans compter la production des différents CESER (les CESE régionaux) !…

Une grande distribution qui saigne les producteurs français, des produits du terroir de qualité non rémunérés à leur juste prix, une opportunité de développer les circuits courts avec des variétés à haute valeur gustative pour répondre à la demande des consommateurs avec une part non soumise à la concurrence… il faut redonner du plaisir dans l’assiette et un salaire décent aux producteurs.

Moins de communication et de paraitre et plus d’action et de valorisation des rapports existants seraient déjà une bonne feuille de route pour le gouvernement Macron !

 

Extrait du rapport du CESE du 28 janvier 2016

« L’analyse que fait notre assemblée des circuits de distribution des produits alimentaires, du producteur au consommateur, est alarmante. Le modèle dominant, marqué par la prééminence de la grande distribution et des groupes industriels, est en crise. La « guerre des prix » déséquilibre la chaine de valeurs, sape la cohésion sociale et fragilise l’ensemble des acteurs économiques. À travers ses préconisations, le CESE s’attache à définir les conditions d’une responsabilisation des différents intervenants afin de redonner sens, valeur et confiance en l’alimentation. Il plaide pour un plus grand équilibre des négociations commerciales, davantage de territorialisation et de proximité, ainsi que pour un renforcement de l’information et de la sensibilisation du consommateur quant aux impacts de ses choix. »

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