Depuis 2015, devant les fermetures arbitraires de services publics (lignes ferroviaires, guichets de gare, etc.), de nombreuses régions soutiennent des solutions alternatives pour favoriser la mobilité en milieu rural. Les élus des territoires ruraux ne font pas l’aumône ! Si le gouvernement veut résoudre les problèmes de mobilité, alors il doit accompagner financièrement les collectivités, doublement impactées par la baisse de dotations de l’état, dans leurs actions. Ce projet de loi complémentaire nécessite obligatoirement une véritable concertation avec elles.

CPNT ne peut accepter la proposition de la ministre de mettre en service des taxis amateurs en zones rurales. Quand bien même cette mesure serait réservée à une catégorie de personnes en grande difficulté sociale : personnes âgées pour aller chez le médecin, famille sans véhicule et avec de faibles ressources, chômeurs et les personnes au RSA, mères seules avec enfants… il n’en reste pas moins vrai qu’elle serait faite au rabais, discriminante pour les habitants et inégalitaire pour les taxis professionnels.

Adapter un covoiturage intelligent et social au cas par cas et en fonction des décisions de chaque municipalité, des associations d’aide aux citoyens, pourquoi pas ? Mais il n’est pas question de venir concurrencer encore plus les taxis professionnels en zones blanches en matière de transports, alors qu’ils subissent déjà la concurrence des VTC en zone urbaine ! Il faut juste modifier leurs conditions règlementaires et tarifaires et leur environnement fiscal pour les empêcher de mourir à petit feu au lieu de les asphyxier par une concurrence déloyale.

Le monde rural n’a pas vocation à être un territoire de seconde zone réservé à des amateurs, mais ouvert aux professionnels et à l’action associative d’entraide citoyenne pour un mieux vivre ensemble !

CPNT - Le mouvement de la ruralité condamne les propos de Gérald Darmanin qui défend les taxes sur les carburants. Des propos révoltants pour le monde rural privé de transport collectif, obligé d’avoir une voiture pour le travail, le médecin, les courses... tout simplement pour vivre ! C’est encore une augmentation des impôts déguisés en taxes vertueuses en plein milieu des vacances. Le climat est un alibi pour nous taxer toujours davantage et dans tous les domaines. La France n’est pas Paris intramuros ! 

Ainsi, le gouvernement augmente les taxes, pour le bien-être de la planète. Comme si le fait de payer plus cher les carburants pouvait rendre l'air plus respirable. Foutaise ! Comme l’augmentation des amendes infligées aux automobilistes pour non-respect des 80 km/h, ces taxes ne sont là uniquement que pour le « bien – être » du déficit public. 

Le ministre de l'Action et des Comptes publics se moque des Français. Il est exaspérant de subir le mépris de ce gouvernement qui, de façon hypocrite piétine les plus modestes et les ruraux qui voient leur pouvoir d’achat fondre à vue d’œil depuis 15 mois. C’est aussi là qu’il faut chercher la cause de la stagnation de la croissance…

Le premier samedi d’août reste la traditionnelle fête de l’ouverture de la chasse du gibier d'eau sur le Domaine Public Maritime (DPM), l'Estuaire de la Gironde et les lacs médocains.

Si les premiers nemrods retrouveront leur hutte, tonne ou gabion ce samedi 4 aout à 6h00, pour la grande majorité des sauvaginiers des autres territoires, il faudra attendre le 21 aout.

A cette occasion, CPNT invite les chasseurs à participer aux études scientifiques, notamment avec la récolte d’ailes, afin de faire avancer la connaissance pour contribuer à pérenniser nos chasses traditionnelles. Malheureusement, pour cette cette saison cynégétique, le ministère à fait le choix du dogmatisme en signant la reconduction du moratoire de la barge à queue noire et celui du courlis cendré qui restera uniquement chassable sur le DPM.

CPNT adresse néanmoins ses vœux de belle ouverture de la chasse des canards et des limicoles à tous les sauvaginiers de France, sous le signe de la convivialité dans des territoires d’exceptions.

Le plan national pour endiguer la disparition rapide des espaces naturels et des espèces présentées par Nicolas Hulot reste qu’un affichage militant. Il ne s’attaque pas suffisamment aux racines du mal !

Un plan pour financer des agriculteurs mettant en place des actions de protection de la biodiversité n’est pas suffisant. Il aurait fallu à tout le moins rajouter un véritable plan de financement de l’élevage, et notamment en zone humide, pour service rendu à la biodiversité !

La création ou l’extension de vingt réserves naturelles nationales et d’aires marines et terrestres éducatives n’a pas de sens sans véritable action de suppression des sources de pollution dans les milieux aquatiques et terrestres. Monsieur Hulot s’attaque aux pesticides, mais oublie volontairement l’urgence à éradiquer le rejet des perturbateurs endocriniens par les stations d’épuration qui contaminent les milieux aquatiques et nuisent gravement à la biodiversité.

Il réintroduit de deux ourses dans les Pyrénées alors que le pastoralisme reste la première source de maintien de la biodiversité dans les alpages.

Quant à l’artificialisation des sols, il ferait bien de nous parler de son programme pour empêcher les énergies renouvelables d’impacter gravement la biodiversité. Une mesure « zéro artificialisation net des sols », d’accord, mais quelle mesure pour interdire la déforestation pour implanter des panneaux photovoltaïques ?

Quelle mesure contre le mitage des territoires et la pollution des sols par le développement anarchique de l’éolien ? Absolument rien !

Décidément, Nicolas Hulot ne fait que de l’affichage militant et n’habite toujours pas le costume ministériel !

À l'heure où tous les services publics désertent la campagne à vitesse grand V, CPNT - Le mouvement de la ruralité désapprouve avec force avec l'abaissement de la vitesse aux 80 km/h sur la majeure partie du réseau secondaire mise en place depuis le 1er juillet.

CPNT demandait que cette décision soit décentralisée au niveau des départements, afin de l'adapter - bon sens rural ! - aux réalités accidentogènes des routes reconnues dangereuses de nos territoires.

Bureaucratie, technocratie, enarchocratie, les décisions prises par nos gouvernants sont loin, très loin des réalités des préoccupations de la ruralité.

Personne n'est dupe ! Sous couvert de réduction du nombre d’accidents, cette limitation génèrera plusieurs centaines de millions d’euros de recettes via les contrôles radar qui se multiplieront sur ces secteurs et rendra invivable la circulation sur le réseau secondaire. Cette politique entrainera inévitablement une recrudescence de retraits de points et de voir sur les routes davantage de conducteurs roulant sans permis ni assurance. Qu’en est-il de la sécurité ?

Lors de sa venue le 13 juin en Vendée pour rendre hommage à Clemenceau, Emmanuel Macron, aurait été bien inspiré de faire les 103 kilomètres séparant La Roche-sur-Yon de Rochefort en voiture à 80 km/h au lieu de les faire... en avion ! Deux heures de route lui auraient certainement donné l'occasion de réfléchir au bien-fondé cette limitation !

Décidément, ce gouvernement sait tout réduire : les retraites, les APL, la vitesse… sauf les dépenses de l’État et son train de vie !

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