Les députés Verts européens militent pour faire interdire le gavage des canards
- Détails
-
06 Nov 2012
Comme chaque année avant Noël, les chantres du bien-être animal dénigrent la pratique du gavage qui consiste à faire ingurgiter de force une quantité importante de maïs pour engraisser le canard qui voit son foie devenir gras. CPNT rappelle que cette pratique ancestrale n’est en rien illégale, comme l’a scandaleusement affirmé récemment le député écologiste français Yves Cochet lors d’un débat avec l’euro député socialiste du Sud Ouest Françoise Castex, diffusé sur internet.
Ces débats n’apportent rien à la connaissance, surtout quand ils ne sont que la manipulation d’éléments idéologiques et subjectifs, à l’exemple de ceux utilisés par l’ancien ministre de l’Environnement de Lionel Jospin, Yves Cochet.
Objectivement, il est bien connu que la stéatose provoquée par le gavage est réversible et non pathologique (études de l’Ecole Vétérinaire de Toulouse) et que la pratique du gavage n’entraîne aucun stress supplémentaire (études de l’INRA).
Tous ces débats scientifiques ont eu lieu dans les commissions européennes il y a dix ans et la pratique du gavage en France n’a pas été interdite par l’Union Européenne.
La meilleure preuve que ce gavage n’est pas interdit, c’est que l’Union européenne a elle-même légiféré sur les conditions de logements des canards à gaver qui devront dès 2015 être logés en parc pour permettre à l’animal d’exprimer sa satisfaction en battant des ailes à l’approche de son supposé « tortionnaire ». Premier mensonge d’Yves Cochet, le député boboécolo…
Ensuite, deuxième mensonge, monsieur Cochet argumente sur un taux de mortalité de 3%, ce qui est tout à fait erroné. Il faut dire que tout argument scientifique ou de bon sens n’est jamais pris en compte par les « sachants » sectaires verts.
Quant à l’économie de ce secteur agroalimentaire de « luxe », Mr Cochet n’en a cure. Yves Cochet, enseignant-chercheur en mathématiques dans sa jeunesse, n’a pas l’air de comprendre que 35.000 emplois directs seraient perdus dans cette filière suite à une décision de prohibition du gavage.
Ce serait mettre à mort les territoires ruraux qui, par leur savoir-faire traditionnel, contribuent au fleuron gastronomique de notre pays. Le bonheur est dans le pré, certes, mais un pré sans agriculteurs, ça s’appelle un désert rural, ce qu’a l’évidence ne connait pas Yves Cochet, élu parisien et de la ville.
Alors, cessez vos mensonges et manipulations idéologiques, Messieurs les censeurs des traditions, Messieurs les chantres irresponsables du bien-être animal, Messieurs les traitres à l’économie française et son pilier agricole et agroalimentaire !
Non au despotisme de l'écologie punitive visant à exclure l'Homme de ses territoires !
- Détails
-
24 Sep 2012
En Ariège, comme dans d’autres départements pyrénéens, l'ennemi public numéro un des éleveurs reste une vieille connaissance : un ours multirécidiviste, connu pour ses attaques répétées de troupeaux.
Ces derniers jours de septembre, la recrudescence de ses attaques a obligé un éleveur à descendre prématurément ses brebis des estives ariégeoises. Plus de six jours consécutifs d'attaques acharnées, parfois jusqu'aux portes de la cabane du berger ! Rien n’a été fait pour l’aider à exercer sereinement son métier ; l’Etat a préféré le laisser partir et sacrifier son travail.
De même, et toujours en septembre, c'est le Conseil National de la Protection de la Nature (CNPN) qui a refusé d’accorder le prélèvement de deux lynx causant d’importants dégâts dans des troupeaux ovins du Jura.
Ailleurs, comme dans les Alpes, les Vosges et le Massif Central, par l'augmentation non régulée des populations de loups, les attaques font rage tant sur les troupeaux que sur les populations de cervidés.
Pour d'autres, éleveurs ou pisciculteurs entre autres, c’est la surpopulation de cormorans ou de rapaces qui pose problème comme c’est par exemple le cas dans les Pyrénées Atlantiques avec les vautours.
Alors que les activités humaines sont indispensables à la préservation de la montagne et de sa biodiversité, rien n’est fait pour les soutenir et aider ceux qui en vivent : l’Etat a fait son choix au détriment des populations locales qui semblent ne plus avoir de valeur, ni mériter de respect, pour ces décideurs enfermés à l’intérieur du périphérique parisien.
CPNT condamne cette situation par laquelle, partout en France, nos territoires ruraux sont soumis au despotisme de l'écologie punitive et radicale animée d’une vision animaliste réductrice qui conduit à vouloir exclure l'homme, ses activités économiques (surtout l’agriculture) et récréatives (principalement la chasse) pour ne laisser place qu'à l’animal sauvage. Les boboécolos des villes veulent instaurer des zones d’exclusion dans les espaces naturels qui sont pourtant aussi des bassins de vie !
CPNT réaffirme que cette vision confiscatoire de la nature est une totale ineptie, une politique liberticide qui ne peut que favoriser l'exode rural, la perte des savoir-faire et de la biodiversité.
Les montagnes, les zones humides, les forêts, les plaines ont besoin de bergers et de leurs troupeaux, de pêcheurs, de chasseurs, d’agriculteurs, etc.
Oui, la France rurale a besoin d'hommes et de femmes vivant dans leur environnement de leurs activités économiques et culturelles qui sont sources de maintien, de respect et de préservation des campagnes et de bien-vivre.
CPNT-Le Mouvement de la ruralité appelle tous les ruraux à la mobilisation et à la solidarité organisée pour défendre, protéger et promouvoir toutes les activités rurales.
Ne laissons plus faire le despotisme écologique !


Ecologie 
