Éoliennes offshores : un contresens économique et environnemental
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12 Jan 2012
En pleine crise économique, alors que l’on s’apprête à demander des efforts considérables aux Français, la décision du Ministère de l’Écologie de promouvoir l’énergie éolienne à coups de milliards d’Euros est un scandale tant pour le porte-monnaie des Français (dont 4 millions se trouvent déjà en précarité énergétique) que pour l’environnement et la biodiversité.
Comment le ministère dit « de l’écologie » peut-il se fourvoyer sur une telle voie et dilapider l’argent public, donc du contribuable, en finançant un procédé énergétique qui flambera le prix de l’électricité payé au final par les Français puisqu’est prévu un prix de rachat à la production multiplié par 3,5 ? Pourquoi un tel choix politique, si ce n’est pour plaire à la mouvance écologiste, alors que l’énergie nucléaire l’électricité française est réputé être l’une des moins chères d’Europe et garantissant un prix raisonnable, acceptable et social ?
Et comme si cela ne suffisait pas, la ministre de l’Écologie a décidé aussi de faciliter cette arnaque écologique en répondant à la demande des promoteurs éoliens par la mise en place d’un guichet unique pour l’instruction du permis de construire et de l’autorisation au titre des « installations classées pour la protection de l’environnement (ICPE). On n’est plus à un paradoxe près puisque ces ICPE correspondent à la nomenclature des sites industriels qui peuvent potentiellement représenter un danger pour l’environnement ; ce qui est bien le cas des éoliennes comme le montre l’accident survenu début janvier dans le Pas de Calais avec l’éparpillement d’une éolienne en raison du … grand vent !
Mais « on » ne dit pas tout aux Français : par exemple que l’éolien offshore implique des investissements importants pour étendre les réseaux électriques et que pour compenser la variabilité de sa production (en raison de la météo et des vents), il faut construire des centrales thermiques complémentaires qui sont … ultra polluantes et productrice d’énormément de CO² ! Quelle contradiction : on crée de la pollution supplémentaire pour produire moins de pollution ; cherchez l’erreur !
Le gouvernement a choisi d’affecter l’essentiel des investissements réservés aux énergies renouvelables à la seule filière éolienne, à hauteur de 15 à 20 milliards d’Euros sur 10 ans ! Tout cela, au-delà des impacts environnementaux désastreux des éoliennes, en creusant encore plus un déficit déjà qualifié d’abyssal.
Et comme « on » n’est plus à une contradiction près, le ministère veut développer ces éoliennes offshores catastrophiques pour la biodiversité marine, le tourisme littoral et la pêche maritime alors que dans le même temps, il décide de vitrifier par une protection écologique outrancière 400 000 hectares de terroirs français…
Alors que la ministre de l’Écologie accentue son soutien exclusif aux promoteurs éoliens, CPNT se demande si la dénomination du ministère tenu par Mme Kosciusko-Morizet est bien celui « de l’Ecologie » et non celui de son anéantissement…
CPNT condamne cette politique éolienne dévastatrice et exige un moratoire sur son développement. Les 20 milliards d’euros ainsi économisés pourraient alors servir directement aux Français à leur pouvoir d’achat plutôt qu’engraisser les promoteurs !
Eoliennes : CPNT dénonce l'absence de vrai débat
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06 Jan 2012
Les pales d'une éolienne du parc de Widehem, dans le Pas-de-Calais ont été littéralement pulvérisées par la tempête et les vents ayant soufflé à plus de 110 km/h, dans la nuit de mercredi à jeudi. Une pale a été éjectée dans un champ et une autre s'est effondrée au pied du mât ! Heureusement, cela s’est passé en pleine nuit ; il n’y a pas eu de victimes.
CPNT dénonce depuis longtemps les dangers et l’arnaque financière de ces éoliennes.
Cet accident de parc éolien relance le débat sur l’énergie éolienne et la politique énergétique de notre pays.
Curieusement, les soutiens écologistes ou politiques aux éoliennes sont muets, évitant le débat sur la sécurité de ces installations comme sur leur impact environnemental.
Chacun devrait en principe être amené à donner son avis, et c’est légitime. Mais certains mouvements, associations écologiques, partis politiques multiplient les réunions appelant à sortir du nucléaire et à développer l’éolien, souvent à l’aide d’informations erronées, partielles ou caricaturales, empêchant ainsi la population d’avoir une connaissance correcte et honnête de la situation.
De même qu’existe aujourd’hui une « fracture sociale », nous voilà maintenant devant « une fracture écologique » par peur de la science et du progrès, crainte et méfiance devant les scientifiques du nucléaire les plus autorisés, invocation permanente du principe sclérosant de précaution.
Un vrai débat public, impartial et non idéologique sur la question énergétique doit avoir lieu.
Or, CPNT a hélas constaté depuis plusieurs années, avec ses amis de la FED (Fédération Environnement Durable, l’ostracisme et le bâillonnement publics des nombreux opposants à l’énergie éolienne par le dogmatisme écologique.
Oui, il est urgent de rétablir le dialogue entre la population, le monde médiatique et les très nombreux antiéoliens.
Les émissions de gaz à effets de serre (CO2) atteignent aujourd’hui près de 30 milliards de tonnes par an. Il faudrait les diminuer de moitié dans les 20 prochaines années.
Si la conjonction des économies d’énergies et du développement durable ne garantit nullement cet objectif, le raisonnement écologique proéolien ne résiste pas à l’examen, car il escamote le véritable impact des parcs éoliens.
Les études menées par des scientifiques internationaux et de renom attestent de l’impact dévastateur des parcs éoliens sur la biodiversité et déséquilibre le plan environnemental voulu par le Grenelle. Ils menacent également le tourisme, l’économie des territoires concernés notamment l’agriculture et la pêche professionnelle, ainsi que les usages s’y exerçant comme la chasse et la pêche,
CPNT dénonce la responsabilité des pouvoirs publics qui ont pris fait et cause pour l’énergie éolienne, faisant fi de ses méfaits pour l’environnement et les territoires,
De même, le maintien des vides écologiques et juridiques, parfois béants au sujet de la vraie protection de l’environnement, dans les réglementations touchant à l’éolien, est un pur scandale. L’évolution actuelle de la jurisprudence afférente à la protection de la biodiversité en est la parfaite illustration. Outre le SCRAE, la loi Grenelle 2 votée en juillet 2010 prévoit des mesures d’amélioration … dont l’application n’est toujours pas de mise.
Alors, chiche ! Place à l’action !
NON aux éoliennes en baie du Mont-Saint-Michel !
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24 Jun 2011
Frédéric Nihous, candidat CPNT à l’élection présidentielle, salue et soutient la décision rendue ce 22 juin par le Comité du patrimoine mondial de l’UNESCO. Celui-ci a déclaré vouloir préserver la baie du Mont-Saint-Michel de toute défiguration définitive qu’engendrait l’implantation d’éoliennes sur un site historique, symbolique et touristique vital pour l’économie locale.
Les éoliennes ne doivent pas polluer notre patrimoine et nos territoires !
Mais si l’un des joyaux de notre histoire et de notre identité française voit aujourd’hui la menace d’une stigmatisation être écartée, Frédéric Nihous interpelle à nouveau, les pouvoirs publics sur l’urgence à préserver d’autres sites historiques qui font l’objet de la même menace.
Eoliennes : non au favoritisme d'Etat au profit de cette arnaque écologique !
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27 Oct 2011
Aujourd’hui, les promoteurs éoliens dénoncent la lourdeur d’un encadrement règlementaire qui entrave le développement de cette énergie. La ministre de l’Écologie Nathalie Kosciusko-Morizet les a malheureusement rassurés, en leur expliquant que l’appel d’offres "éoliennes offshore" leur offrirait un marché important ! La ministre leur a aussi promis des simplifications administratives, comme le traitement par un interlocuteur unique des dossiers de permis de construire et de l’ICPE (Installations classées pour la protection de l'environnement).
Visiblement, le choix ministériel est fait : tout faciliter pour le développement de l'éolien, pourtant si impactant pour la biodiversité ! La question de l’acceptabilité de la population rurale et littorale reste à n’en pas douter un obstacle que la ministre de l’Écologie écarte d’un revers de la main. Ce n'est pas admissible.
CPNT demande à la ministre de revoir sa copie au sujet de l’acceptabilité des projets, notamment parce que le taux de recours et de rejet des populations de ces projets éoliens est plus marqué en France que partout ailleurs en Europe (35 % des dossiers font l’objet de recours).
L’éolien industriel est un Cheval de Troie introduit par le dogmatisme écologique, qui veut sortir du nucléaire à tout prix. On est dans la pure communication idéologique et le gadget environnemental.
Parce que les effets néfastes des parcs industriels éoliens sont énormes, il ne faut pas en simplifier la procédure et faire du "favoritisme écologique d'Etat" !
CPNT dénonce ainsi le comportement du syndicat des énergies renouvelables (SER) qui met en cause les obligations imposées sur les permis de construire, la création des zones de développement éolien (ZDE), le volet éolien des schémas régionaux climat/air/énergie, les installations classées pour l’environnement (ICPE). Comme par hasard, la plupart des recours juridiques anti éoliens portent sur ces éléments : le lobby proéolien tente donc de les supprimer pour éviter tout problème et l'Etat se rend complice de cette manipulation qui devient un scandale !
CPNT dénonce depuis toujours l'effet destructeur des éoliennes sur l'environnement, l'arnaque économique et sociale qu'elles constituent au regard du prix à payer pour le développement d'une telle énergie verte qui va être très élevé, tant pour les consommateurs individuels que pour les entreprises. CPNT dénonce également la grande opacité qui domine anormalement sur le traitement et le suivi de cette industrie aussi aidée et totalement protégée, sans oublier les manipulations sur leur contexte administratif et juridique.
Quand on connait aujourd'hui le coût financier pour les consommateurs et le risque que cette politique énergétique mise en place par nos voisins allemands engendre en risque de rupture d'approvisionnement énergétique lors de périodes de grands froids, CPNT s'interroge légitimement sur le bien-fondé de cette politique jusqu'au-boutiste engagée par notre ministre de tutelle.
Vendredi 29 avril - Réunion de travail sur l'impact environnemental négatif de l'éolien
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30 Mar 2011
CPNT, par Fabrice GOSSELIN, responsable CPNT "énergies, pêche en mer", organise une réunion de travail sur l'impact environnemental négatif de l'éolien.
Durant l'automne 2010, CPNT a réussi à faire retirer le projet d'implantation d'éoliennes sur la Côte d'Opale (62-Pas de Calais) grâce à une très forte mobilisation commune et concertée des responsables politiques et élus (F. Nihous, Daniel Fasquelle député UMP, Jean-François Rapin conseiller régional et maire UMP), des marins-pêcheurs, des pêcheurs de loisir, des chasseurs, des associations professionnelles et locales et de la population. Cette action a donné naissance au Collectif anti éoliennes PULSE dont CPNT est membre fondateur.
CPNT (par l'action conjointe de F. Gosselin, J. Pilniak, M. Huon et F. Nihous) a ensuite réussi à fédérer au niveau régional les fédérations des chasseurs du Pas-de-Calais et de la Somme (représentés lors d'une réunion par leurs présidents) et les fédérations des pêcheurs en mer du Nord-Pas-de-Calais représentés aussi par leurs présidents ainsi que des élus du littoral. La pression mise lors de cette réunion nous a permis d'être reçus en délégation par le ministère de l'Écologie le 11 janvier 2011. Lors de cette réunion, le ministère a reconnu que l'installation de parcs éoliens est polémique et pouvait porter atteinte à l'environnement. Il nous a été demandé de rassembler des documents et preuves solides attestant l'impact négatif des éoliennes sur la faune et l'avifaune.
Aussi, pour réaliser cette compilation et analyse, CPNT a décidé d'organiser une réunion le 29 avril au Touquet (Pas de Calais) afin de répondre au problème éolien. Au cours de cette réunion, les fédérations nationales et départementales du littoral manche Mer du Nord des chasseurs, ainsi que les fédérations nationales et départementales des pêcheurs (eau douce, littorale, sous-marine et mer) ont été invitées à venir participer à plusieurs ateliers auxquels participeront également des scientifiques, des juristes spécialisés en droit de l' environnement (universités de Boulogne-sur-Mer et de Lille ), des élus et politiques (ont confirmé leurs venues notamment : le président de CPNT et J. Pilniak, conseiller régional CPNT de Picardie, Gérard Larcher, les députés Fasquelle et Bignon, deux conseillers du ministre de l'Écologie), des représentants professionnels et syndicaux des marins pêcheurs, Pierre Georges Dachicourt, président du comité national des pêches et des élevages marins, etc.
Un document CPNT (110 pages) a été réalisé pour répondre au problème éolien. Il a pour ambition de donner une méthodologie à l' usage des chasseurs et des pêcheurs concernés par les différents sites d'implantation d'éoliennes pour y défendre leurs intérêts. Il propose des pistes de réflexion, des recommandations spécifiques pour une meilleure prise en compte des intérêts des usagers (élus, chasseurs, pêcheurs, population) lors des futurs/ou projets d'implantation de parcs éoliens.
Nous savons tous qu'il est humainement et techniquement impossible d'appréhender et de suivre la biodiversité dans son ensemble; on cherche donc à avoir une idée réaliste de la situation via quelques indicateurs pertinents. Il conviendra de réaliser des suivis fiables et réalistes qui permettront de démontrer que la filière énergétique éolienne à un impact dévastateur sur la migration des oiseaux, mais aussi sur celle des pêcheurs ou les connaissances en matière d'écosystème sont encore à l'état lacunaire. Les scientifiques et les juristes présents le 29 avril permettront de réaliser une "passerelle" entre les scientifiques et les usagers contre l'éolien.



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