Eoliennes : CPNT dénonce l'absence de vrai débat
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06 Jan 2012
Les pales d'une éolienne du parc de Widehem, dans le Pas-de-Calais ont été littéralement pulvérisées par la tempête et les vents ayant soufflé à plus de 110 km/h, dans la nuit de mercredi à jeudi. Une pale a été éjectée dans un champ et une autre s'est effondrée au pied du mât ! Heureusement, cela s’est passé en pleine nuit ; il n’y a pas eu de victimes.
CPNT dénonce depuis longtemps les dangers et l’arnaque financière de ces éoliennes.
Cet accident de parc éolien relance le débat sur l’énergie éolienne et la politique énergétique de notre pays.
Curieusement, les soutiens écologistes ou politiques aux éoliennes sont muets, évitant le débat sur la sécurité de ces installations comme sur leur impact environnemental.
Chacun devrait en principe être amené à donner son avis, et c’est légitime. Mais certains mouvements, associations écologiques, partis politiques multiplient les réunions appelant à sortir du nucléaire et à développer l’éolien, souvent à l’aide d’informations erronées, partielles ou caricaturales, empêchant ainsi la population d’avoir une connaissance correcte et honnête de la situation.
De même qu’existe aujourd’hui une « fracture sociale », nous voilà maintenant devant « une fracture écologique » par peur de la science et du progrès, crainte et méfiance devant les scientifiques du nucléaire les plus autorisés, invocation permanente du principe sclérosant de précaution.
Un vrai débat public, impartial et non idéologique sur la question énergétique doit avoir lieu.
Or, CPNT a hélas constaté depuis plusieurs années, avec ses amis de la FED (Fédération Environnement Durable, l’ostracisme et le bâillonnement publics des nombreux opposants à l’énergie éolienne par le dogmatisme écologique.
Oui, il est urgent de rétablir le dialogue entre la population, le monde médiatique et les très nombreux antiéoliens.
Les émissions de gaz à effets de serre (CO2) atteignent aujourd’hui près de 30 milliards de tonnes par an. Il faudrait les diminuer de moitié dans les 20 prochaines années.
Si la conjonction des économies d’énergies et du développement durable ne garantit nullement cet objectif, le raisonnement écologique proéolien ne résiste pas à l’examen, car il escamote le véritable impact des parcs éoliens.
Les études menées par des scientifiques internationaux et de renom attestent de l’impact dévastateur des parcs éoliens sur la biodiversité et déséquilibre le plan environnemental voulu par le Grenelle. Ils menacent également le tourisme, l’économie des territoires concernés notamment l’agriculture et la pêche professionnelle, ainsi que les usages s’y exerçant comme la chasse et la pêche,
CPNT dénonce la responsabilité des pouvoirs publics qui ont pris fait et cause pour l’énergie éolienne, faisant fi de ses méfaits pour l’environnement et les territoires,
De même, le maintien des vides écologiques et juridiques, parfois béants au sujet de la vraie protection de l’environnement, dans les réglementations touchant à l’éolien, est un pur scandale. L’évolution actuelle de la jurisprudence afférente à la protection de la biodiversité en est la parfaite illustration. Outre le SCRAE, la loi Grenelle 2 votée en juillet 2010 prévoit des mesures d’amélioration … dont l’application n’est toujours pas de mise.
Alors, chiche ! Place à l’action !



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