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Un Conseil National de la Mer et des Littoraux bien peu démocratique et républicain !

Tribune de Frédéric NIHOUS, Président de CPNT, et de Fabrice GOSSELIN, membre du Comité Directeur CPNT responsable "Mer et littoral" - 03 octobre 2011

Stocklib © Christian MusatUne décision dévastatrice pour les chasseurs et les pêcheurs vient d'être prise par le Ministère de l'Écologie : ils ne feront pas partie du futur Conseil National de la Mer et des Littoraux, chargé de développer un système de gestion de l’environnement marin permettant l’évaluation des ressources marines.
Pourtant, la mer représente une zone économique importante utilisée pour de nombreuses activités anthropiques telles que le tourisme et les loisirs de nature, les ports internationaux et le fret ainsi que l’exploitation des ressources vivantes. On a beau ne pas vouloir verser dans le discours convenu, ou moralisateur, il est des décisions qui sont ressenties comme de véritables insultes faites aux représentants des chasseurs et des pêcheurs !
Dans tous les cas, ce dossier du CNML sera un cadeau empoisonné sur le plan politique pour 2012, et « NKM » devra démêler seule le sac de nœuds légué par son prédécesseur à l'origine de cette création...
En fait, avec cette décision, pas grand-chose de nouveau : l’écologie dogmatique a en effet toujours voulu écarter les chasseurs (ils sont usagers - payants ! - du DPM), les pêcheurs côtiers et plaisanciers (ils sont près de 2,5 millions !) et leur communication au plus grand nombre. Sans doute par peur de voir se lever contre elle une exigence de justice, de liberté, d’égalité et de respect des traditions et façons de vivre dans les terroirs. Ceci alors que curieusement, ces mêmes pouvoirs publics viennent de reconnaître (enfin !) le rôle de ces usagers, tels les chasseurs, dans la préservation de la biodiversité ainsi que leur situation d'acteur majeur contribuant à l'environnement !
Alors, à l'encontre même de ces reconnaissances, et une fois de plus, cette écologie "qui tire les ficelles" entend limiter l’implication et la représentation des chasseurs et des pêcheurs, en jouant sur la manipulation. Cela avait déjà été le cas pour les désignations de membres du CESE et des CESER consacrant la discrimination et le déséquilibre entre les écologistes contemplatifs et les écologistes acteurs de terrain que sont les usagers notamment chasseurs et pêcheurs.
On est bien loin de l'écologie rationnelle et pragmatique, respectueuse de l'Homme, que porte CPNT. C'est au contraire la consécration d'une "idéologie de l’adaptation au bourrage de crâne", développant une approche sectaire et bien antidémocratique de l'écologie et cela alors que dans le même temps, on peut voir de l'autre côté de la Méditerranée l'aspiration des peuples à se libérer du joug de dictateurs... Cruel constat des dérives de l'écologie dogmatique dans nos sociétés démocratiques...
Aujourd’hui, et comme depuis très longtemps, CPNT affirme qu’il ne faut pas laisser l’environnement aux mains du dogmatisme écologique et de sa nébuleuse associative, tout comme aux bureaucrates et autres technocrates.
C'est pourquoi il est scandaleux que dans la création de ce CNML, ne soient pas intégrés ceux qui représentent plus de 40 % de la population littorale ! Il est inadmissible et socialement injuste de les ignorer en faisant croire que les activités cynégétiques et halieutiques perturbent les équilibres des écosystèmes et la biodiversité alors que le contraire a été affirmé et prouvé tant par les pouvoirs publics que par les experts !
Pour CPNT, la cause de l’environnement, de l’économie et de la gestion littorales, doit se garder d'une telle discrimination et de toute tentative d’instrumentalisation des ONG, car la cause de l’environnement n’a besoin ni de lutte des classes, ni de lutte des places. Il n'y a pas besoin de la promesse d’on ne sait quel "Grand Soir de la nature" pour convaincre la population littorale et ses traditions que l’environnement appartient à tous et qu'il est un bien commun à préserver.
Rappelons que l'écologie ne pourra se faire sans et contre ceux qui la vivent au quotidien et que sans une adhésion générale à ses besoins, dans l'équilibre et le respect mutuel, rien ne pourra raisonnablement s'envisager et ce ne sont pas une uniformisation toujours plus galopante et des interdits qui se multiplient qui permettront d'améliorer les choses, car ils ne provoqueront que le rejet !
Vivement la démocratie en matière d'environnement ! Vivement une nouvelle gouvernance écologique ! Le tout sans discrimination, sans ostracisme : quelque chose de vraiment nouveau, en somme...
C'est aussi ce projet que portera CPNT à l'élection présidentielle de 2012, pour qu'enfin la démocratie et les principes républicains s'appliquent dans le domaine de l'écologie en France !