CPNT

Priorités

Il faut agir pour la ruralité

Oui, la ruralité en danger depuis 2012

Notre bilan positif existe en matière de ruralité et d’usages traditionnels : il a été particulièrement nourri de 2010 à 2012, avec notamment un vaste et important plan rural, à la réalisation duquel le président de CPNT a été associé, présenté d’ailleurs par le Président Nicolas Sarkozy, à MORÉE, en février 2010 et mis en musique ensuite avec et par sa majorité.
Une volonté politique d’agir existait. Une écoute et une détermination, de chacun et de tous dans la majorité d’alors et de CPNT en particulier, étaient en place; une efficacité entre partenaires politiques était de mise, ce qui a permis nombre de résultats concrets et positifs, en matière rurale ou de chasse par exemple, ce que même nos opposants – aujourd’hui malheureusement au pouvoir - ont alors relevés !
Même si tout ne fut ni complet ni parfait, au moins cela avançait positivement et fortement : le précédent avait pris la bonne piste, les bonnes options pour la ruralité en prenant compte des propositions de CPNT ! Mais depuis 2012, rien n’a été fait, car cette question rurale n’intéresse pas l’actuelle majorité qui loin d’un bilan à présenter en la matière, a surtout un passif à cacher : l’actuel président, son gouvernement et sa majorité, pris en otage par l’extrême gauche verte sur ces questions, torpillent la ruralité et la chasse avec ses complices. Ils ont fait une croix sur 80% du territoire national qu’ils vitrifient en les mettant sous cloche à coup d’écologie punitive et écartent des préoccupations nationales les 13 millions de Français qui y vivent, à coup de mesures liberticides et fiscalement meurtrières.
Les exemples récents des débats parlementaires, où la mouvance décadente d’une gauche dite écologiste a réussi scandaleusement à faire adopter ses fantasmes anti activités rurales, de l’élevage à la chasse, le rappellent et le prouvent. Comme si dans la période actuelle de crise, on pouvait se passer des plus de 950.000 emplois liés à l’agriculture et de sa dizaine de milliards d’euros gagnés à l’export, ou encore des 23.000 emplois directs liés à la chasse avec ses plus de 2 milliards d’euros de taxes versés annuellement par ses pratiquants dans les caisses de l’État !
Non seulement ces gens-là abîment la France, mais en plus, ils détruisent la ruralité !

  • La ruralité en danger avec une absence de ministère dédié à la ruralité, après que la question de l’égalité entre les territoires ait été abandonnée à une ministre verte, Mme Duflot, qui n’a rien fait en la matière, comme le montre le fiasco de sa politique du logement en milieu rural et l’absence totale de politique en faveur du rattrapage rural.
  • La ruralité en danger avec une flambée de la délinquance (vols et braquages) dans les zones rurales.
  • La ruralité en danger avec une Réforme Peillon qui, outre l’inégalité et la discrimination provoquée entre les enfants selon les moyens de leurs communes, met en danger nos villages avec le coût exorbitant de sa réforme des rythmes scolaires. Là comme ailleurs, à l'école primaire des socialistes, on n’apprend que les 4 opérations : l'addition des impôts, la soustraction des revenus, la multiplication des chômeurs et la division de la société !
  • La ruralité en danger avec un matraquage fiscal éhonté : taxes économiques diverses, mais nombreuses, taxe transport, taxe sur les rivières, les digues et les inondations, taxes sur les chevaux, taxes sur les animaux de compagnie. Ce gouvernement nous fait les poches en permanence. Pour faire quoi ? On se le demande !
  • La ruralité en danger avec une réforme territoriale inique et à l’emporte-pièce : sans concertation auprès des élus locaux et des populations, sans estimation économique du dispositif, sans financement des transferts de charges et compétences, mais simplement pour tenter de sauver leurs meubles aux prochaines élections. Un des effets de cette réforme sera l’éloignement des centres de décision avec la réduction drastique de la représentation et de la prise en compte des secteurs ruraux alors même qu’une des principales attentes de la population rurale est la proximité. OUI, nous demandons la consultation du peuple sur ce projet de réforme ; les habitants doivent être consultés !
  • La ruralité en danger avec une réduction dramatique de l’aide de l’État aux communes rurales sous-équipées : portant ainsi atteinte à la solidarité républicaine territoriale. Ce sont ainsi près de 10 milliards d’euros qui viennent d’être supprimés, autant qui n’iront pas activer les entreprises et artisans dont les communes rurales sont les premiers donneurs d’ordres économiques.
  • La ruralité en danger avec une écologie militante dogmatique, reniant la place de l’Homme dans son environnement : se multiplient ainsi les textes gouvernementaux ou parlementaires stigmatisant et punissant les agriculteurs, les acteurs économiques, les usagers chasseurs ou autres, de la nature.

Mais attention, il ne faut pas céder aux miroirs aux alouettes de ceux qui jouent les rabatteurs envers les ruraux en leur disant « soyez en colère avec nous » ! Attention à leur braconnage électoral, car ils ne font rien.

 

Oui, il faut agir pour la ruralité

Il nous faut, tous ensemble, unis et solidaires, agir pour rétablir les valeurs de la France mises à mal depuis deux ans.

  • Agir il le faut pour relancer, redynamiser, développer et amplifier le Plan Rural dont a besoin la France et que l’actuelle majorité a malheureusement bloqué et remisé depuis deux ans.
  • Agir pour les forces vives de la ruralité, notamment économiques qu’elles soient artisans, commerçants, entrepreneurs ou agriculteurs, car elles sont le vecteur de croissance et d’emplois non délocalisables.
  • Agir pour les collectivités rurales et leurs élus pour les accompagner, les soutenir dans leurs projets pour conserver et améliorer la qualité de vie de leurs populations, donc de vous toutes et tous.
  • Agir pour simplifier la vie de ces acteurs économiques et la vie des gens en libérant les énergies, en assouplissant l’environnement normatif, en facilitant l’investissement et le travail sans carcans absurdes et contre-productifs.
  • Agir pour respecter les activités, usages, traditions comme la chasse, cultures et libertés dans les territoires, car c’est cela qui fait respirer la France et ses terroirs.

La ruralité attend tout cela ; elle a besoin d’être forte. Ensemble, tout redevient possible. Construisons et vivons ensemble une ruralité gagnante dans une France où la force de nos racines, de nos valeurs, de nos traditions, de nos terroirs et de leurs habitants sera un gage d’avenir serein et heureux pour tous. Hauts les cœurs pour la reconquête ! C'est ensemble que nous reconstruirons une France forte, unie et solidaire.

Il faut écouter le monde rural

L'une des leçons du scrutin des dernières élections est qu'une forte partie du monde rural a lâché les partis dits classiques pour exprimer un vote contestataire, voire extrême, mais qui ne sert à rien concrètement.

Considéré longtemps comme acquis par les partis de droite, méprisé par le côté élitiste urbain de la gauche de plus en plus verdâtre, son côté minoritaire (20 % de la population, donc ... des électeurs !) a pu provoquer en partie un oubli d'annonces fortes dans les campagnes et de politiques déterminées dans l’action gouvernementale depuis 2012.

C'est une erreur colossale !

Rien ne se fera en terme de reconquête sans la prise en compte de la question rurale et de ses composantes : populations, activités économiques, usages traditionnels et valeurs.

En outre, l'amoncèlement de mesures et d'annonces perçues comme des agressions par le monde rural a ainsi pu provoquer abstention ou vote de rejet et contestataire.

Ainsi les ruraux ont-ils voulu exprimer leur mécontentement et leur refus de cet épouvantail verdâtre venant trop souvent du ministère de l'Écologie : taxe carbone, mesures de limitations agricoles notamment sur l'irrigation, gestion des territoires, sacrifice de la montagne avec les lâchers d'ours ou la défense du loup, lenteurs et contenu incomplet du projet Chasse, etc.

Il convient également de réfléchir d'urgence à une nouvelle orientation de la politique écologique. Sauf à se mettre sur le dos les ruraux comme on l'a vu malheureusement dans ces élections, il n'y a rien à gagner, techniquement comme politiquement et électoralement, à "faire du Vert light", simplement pour satisfaire des écolos qui de toute façon ne voteront jamais pour la Majorité !

Pour CPNT, une autre écologie est possible, plus humaine, plus réaliste et tenant compte des activités humaines, économiques et traditionnelles.

C'est donc bien un message d'alerte que les ruraux ont passé les 14 et 21 mars 2010.

CPNT ne cesse de le dire, il faut mettre fin à ces décisions vécues comme attentatoires par le monde rural. On peut, il faut changer de cap, il n'est pas trop tard : c'est indispensable.

Il convient pour le pouvoir exécutif de l'entendre et de corriger le tir par une politique rurale volontaire et ambitieuse qui doit être bien plus assumée, y compris dans son alliance politique avec CPNT. Il faudra également une autre politique écologique qui ne soit pas une bobo écologie, mais un vrai développement durable équilibrant les volets économiques, sociaux, environnementaux et traditionnels au service des ruraux.

15 priorités pour la France : les engagements de CPNT

POUR UNE NOUVELLE GOUVERNANCE DÉMOCRATIQUE EN FRANCE ET EN EUROPE

  • Réhabiliter et libérer la politique pour développer une vraie politique de proximité et une lutte juste contre la dette publique.
  • Lutter contre la fuite en avant de cette Europe fédérale et ultralibérale, dirigée et manipulée par des technocrates irresponsables politiquement au seul service de la finance et de la spéculation internationale pour imposant une Europe européenne, qui protège et respecte les peuples et les nations qui la composent.


UN PLAN MARSHALL POUR LA RURALITÉ

  • Développer un aménagement harmonieux du territoire pour réduire le déséquilibre ville – campagne pour : organisation de l État et décentralisation, infrastructures, logement, équipement, montagne, politique de la ville.
  • Déployer et remodéliser des services aux publics partout et pour tous.
  • Remédicaliser les territoires ruraux.
  • Réaliser un développement économique du territoire par un soutien aux emplois de proximité non délocalisables et à la réindustrialisation : des entreprises, des commerces et des artisans à la campagne, mais aussi en ville.
  • Soutenir et développer les métiers de la terre et de la mer.

LE RESPECT DES TRADITIONS ET DE L’IDENTITÉ RURALE DE LA FRANCE

  • Respecter les traditions, cultures et patrimoines des territoires français.
  • Défendre la chasse populaire.
  • Défendre la liberté de pêcher.
  • Combattre l’écologiste punitive et sectaire en développant une écologie raisonnable et d’équilibre, respectueuse de l’Homme et de ses activités.

 

BIEN VIVRE AU PAYS

  • Garantir le droit aux sécurités (publique, sanitaire, alimentaire, technologique) et à la justice.
  • Solidarité intergénérationnelle : handicap, dépendance, isolement.
  • Une politique sociale juste et équilibrée : retraites, lutte contre les fraudes, etc.
  • Un avenir serein pour la jeunesse : éducation, formation et recherche.
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