CPNT

LACTALIS : le beurre et l'argent du beurre, mais certainement pas le sourire de la crémière !

LACTALIS : le beurre et l'argent du beurre, mais certainement pas le sourire de la crémière ! © Stocklib Visionsi

Le géant de la grande distribution a décidé de mettre fin à son partenariat avec cinq producteurs laitiers. Leur faute ? Simplement d’avoir dénoncé les pratiques mortifères pour la filière laitière par l’entreprise LACTALIS dans une enquête de l’émission Envoyé Spécial du 13 octobre dernier. Effectivement, on peut se poser la question après ce reportage, LACTALIS a déjà le beurre et l'argent du beurre, mais voudrait-il en plus le sourire de la crémière ? »
 
CPNT - Le Mouvement de la ruralité, dénonce cette pratique dictatoriale. Les éleveurs ne sont pas des mouchoirs jetables. Une entreprise a-t-elle le droit de vie et de mort sur un éleveur ? Les producteurs perdent de l'argent chaque jour alors qu’ils travaillent toujours plus dur et que, pendant ce temps-là, les industriels de l'agroalimentaire font des bénéfices records.
 
Plus globalement, on se rend compte qu’il n’y a plus de logique. Les volumes produits baissent régulièrement, le beurre vient à manquer et les prix à la production ne remontent pas. À qui profite cet état de fait ? Principalement aux transformateurs qui, en laissant les Chinois investir dans les outils de transformation, ne tirent pas les prix vers le haut. La suppression de la gestion de la production (quotas), avec la complicité de « certains syndicats », est une catastrophe pour les producteurs. Il s’agit bien d’une décision politique entérinée par nos élus européens avec le lobbying de nos transformateurs !
 
CPNT dénonce le poids de la politique des associations de consommateurs qui demandent toujours de la nourriture de grande qualité pour toujours moins chère. C’est une politique suicidaire, la qualité et la sécurité ont un coût !
 
Il est grand temps d’inventer un nouveau système de fixation du prix du lait, avec une commission regroupant les producteurs, les consommateurs, les transformateurs et les distributeurs, et une place prépondérante pour l’état. Chacun devant justifier sa position, avec une priorité pour la survie des producteurs. En France le travail, n'est pas rémunéré à sa juste valeur. Les coopératives, les centrales d'achat augmentent impunément leurs marges bénéficiaires au détriment des producteurs : une malhonnêteté manifeste de leur part !
 
C'est à l'État et aux politiques d’intervenir pour mettre rapidement en place cette commission nationale demandée par CPNT, afin de fixer un prix du lait enfin rémunérateur et mettre un terme à la spirale infernale des dépôts de bilan et des suicides des éleveurs.

Laissez un commentaire