20Lun052013

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OUI au Conseil d'Alsace !

Stocklib ©C’est une décision historique que viennent de prendre le président du conseil régional d’Alsace et les présidents des conseils généraux du Bas-Rhin et du Haut-Rhin en s’accordant sur la création d’une collectivité unique d’Alsace.
Malgré la complexité de la solution retenue, Frédéric Nihous se réjouit que le « consensus alsacien » ait une nouvelle fois fait ses preuves.
Ce projet évoqué dans la région depuis trente ans aboutit enfin.
Frédéric Nihous, président de CPNT-Le Mouvement de la ruralité et candidat à l’élection présidentielle, rend hommage à la persévérance de tous ceux qui ont lutté contre les réflexes et les freins centralisateurs, contraires au fort sentiment d'appartenance qui existe en Alsace.
Si, de façon générale, le référendum local doit être manié avec précaution, il correspond ici parfaitement à l’enjeu et à la demande exprimée par les Alsaciens ainsi que l’a confirmé le sondage CSA/Menscom réalisé en avril dernier.
Dans une région dont l’attachement à la France n’est plus à prouver, la volonté exprimée par les promoteurs du Conseil d’Alsace de développer les coopérations transfrontalières avec les voisins suisse et allemand s’inscrit dans la culture rhénane historique.
La France a tout à gagner à une Alsace encore plus dynamique sur le plan économique grâce à des partenariats renforcés avec le Bade-Wurtemberg et la Suisse du Nord-Ouest, fière de ses valeurs et confortée dans son ancrage européen qui est une réalité en Alsace depuis des siècles.
Frédéric Nihous appelle d’ores et déjà les Alsaciens à voter oui au référendum annoncé pour le deuxième semestre 2012.

Réorienter la politique de la ville en rendant les villes vivables

Si les campagnes sont délaissées par l'Etat pour rechercher une certaine rentabilité, force est de constater que même en ville, les Français ne sont pas tous égaux devant l'accessibilité et la disponibilité des services. Il faut donc les réintroduire s’ils ont disparu et plus particulièrement dans les quartiers.
Il faut également prévoir une gestion des villes par quartiers en les dotant d’un aménagement urbain harmonieux et équilibré. Ceci passe  par un soutien et une relance de la « petite » activité économique, comme celle devant être mise en œuvre dans les villages des zones rurales.
Ainsi, il faut développer en ville la même approche qu’en zone rurale avec le même raisonnement : « normal » car Ruralité rime avec quartier !

Pour retrouver des villes vivables, il faut :

  • Obliger l’Etat à maintenir ou réimplanter des services publics de proximité dans tous les quartiers, y compris  difficiles.
  • Aider au maintien ou à l’installation de médecins et de services médicaux et paramédicaux dans les zones difficiles. 
  • Multiplier les services de crèche et adapter les horaires de façon plus flexible pour faciliter la vie des familles (comme en campagne, il faut tendre à ce que le lieu de travail soit le lieu de vie). 

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Plus rien ne va pour la ruralité : le temps de la ruralité d’abord est venu !

Aujourd’hui, 20% des français vivent sur 80% du territoire. Qu’ils soient citadins ou ruraux, les Français souffrent de ce déséquilibre ville-campagne s’accompagnant inévitablement d’un déséquilibre économique, social et culturel.
CPNT n’accepte pas de vivre désormais dans des campagnes sans vie et dans des villes invivables !
Voulons-nous une France des grandes villes, des métropoles accompagnées de gigantesques banlieues poudrières, ou voulons-nous, fidèle à notre histoire, perpétuer notre enracinement à travers le tissu vivant de nos villages, de nos villes moyennes et de nos capitales régionales conservant chacun un caractère propre et permettant de « Bien vivre au pays » ?

 

Une grande majorité des territoires ruraux souffre encore et toujours de désertification.

Ils sont pris dans un cercle vicieux qui fait que les services publics ou de proximité disparaissent faute d’une population suffisante qui part des campagnes, faute de services et d’emplois suffisants. Parallèlement, les villes et les banlieues se remplissent et souffrent d’une trop forte densité de population générant des problèmes d’insécurité, de nuisances environnementales et de fortes disparités de niveau de vie entre quartiers.
Les politiques d'aménagement du territoire menées jusqu'à présent ressemblent plus à « une politique du pansement » et du saupoudrage de moyens, soignant les symptômes sans combattre la maladie. Elles amplifient ainsi le phénomène d'exode rural par une concentration des investissements publics sur les villes.

Il faut empêcher que les crédits disponibles n’aillent que dans les banlieues aux dépends des zones rurales !

Il faut un juste équilibre pour ne pas abandonner les zones rurales encore plus qu’elles ne le sont. Seule une politique ambitieuse des pouvoirs publics, avec des moyens importants, est capable de rompre ce cercle vicieux.
Après les 30 glorieuses, on vit maintenant depuis 1974 (tous les actuels candidats et dirigeants politiques datent d’ailleurs de cette époque !!!), les 30 Piteuses !
Plus rien ne va dans ce pays et quand on vit en zone rurale, on est pire qu’un paria, on n’a plus droit à rien et encore pire si on est chasseur ! On en a marre de voir que les dirigeants de notre pays laissent crever nos villages et ceux qui y habitent !

Pour CPNT, tous les Français ont les mêmes droits d’accès aux mêmes services, publics ou non, au même prix et quel que soit leur lieu de vie.

Dans tous les domaines, on « restructure », ce qui signifie avant tout qu’on ferme ou qu’on réduit le service rendu au public ou aux communes.
« On » ferme tout ! Tout y passe : petites maternités, cabinets médicaux et la pédiatrie rurale, hôpitaux de proximité et services d’urgence en milieu rural ; écoles ; Poste ; Trésor Public et perceptions ; gares ; EDF ; Equipement ; gendarmeries fermées et regroupées en communautés de brigades (d’où des délais d’intervention plus longs et une hausse de l’insécurité en zones rurales ce que ne dit pas le ministère de l’Intérieur). S’y ajoute le manque de médecins, de pédiatres et d’anesthésistes, d’infirmières ou de pharmaciens ruraux, sans parler des difficultés des buralistes.
La responsabilité des politiques de tous bords est engagée car cette situation n'est ni plus ni moins que le résultat des carences des uns et des autres qui au lieu de faire des moulinets à la Don Quichotte feraient mieux de mettre fin aux fermetures de tous ces services de proximité !

Nous refusons d’être traités comme des citoyens de seconde zone

En effet, on n’a pas de déduction fiscale au motif qu’on est rural ! Nos impôts servent à payer le Musée des Arts Premiers à Paris, ce qui est normal mais dans ce cas, CPNT refuse qu’on ferme nos bureaux de poste ou autres services publics dans nos villages au motif qu’ils coûteraient trop cher !
Les gouvernements de gauche comme de droite qui se sont succédés à la tête de notre pays depuis plus de 30 ans sont tous responsables de ce déménagement du territoire car ils n’ont eu de cesse que de préparer la libéralisation de tous les services, imposée par l’Europe et les groupes financiers et voulue par leurs représentants au Parlement Européen. Certains candidats, de gauche à droite, dénoncent chez eux ce que leurs partis et eux-mêmes ont accepté et cautionné à Paris, Bruxelles ou Strasbourg ! On en a marre de ce double langage !

 

 


 

CPNT s’est partout et constamment opposé à cette libéralisation. CPNT est le seul mouvement politique qui défende depuis toujours un aménagement du territoire équilibré entre villes et campagne, qui passe par des priorités politiques indispensables à la cohésion sociale et territoriale de notre pays.


Priorité : l’égalité d’accès aux services publics et aux services de proximité.

Avec CPNT, exigeons que le maintien des services publics dans les communes rurales et les petites villes soit déclaré cause nationale de même qu’il faut un vrai Plan Marshall de relance de la ruralité !

Priorité : un soutien aux Communes et aux intercommunalités

Il faut leur donner les moyens de se développer et de pouvoir bénéficier d’équipements et d’aménagements propres à assurer un service à la population et un développement économique.

Priorité : des entreprises, des commerces et des artisans à la campagne.

Il y a dans nos villages de formidables gisements d’emplois alors au lieu de nous lâcher des ours ou de nous planter des éoliennes, que l’Etat donnent aux jeunes notamment les moyens de travailler au village, grâce notamment à un soutien à la reprise ou à la transmission d’activités et à la création de zones franches rurales pour installer des activités !

Priorité : une agriculture de qualité.

Imposons des prix permettant à chacun de vivre décemment notamment avec le développement de la pluriactivité, face à la concurrence déloyale de l’Europe de l’Est. En même temps, assurons le développement d’activités diversifiées comme le tourisme rural, la production de biocarburants et de biomatériaux et la relance des modes de distribution traditionnels comme les marchés par exemple et la défense des métiers de la restauration notamment au travers de ce combat noble que nous menons depuis longtemps avec la TVA à 5,5 %.

Priorité : résorber la désertification médicale et sociale en milieu rural.

Priorité : réorienter la politique de la ville.

Il faut les rendre plus vivables sans pour autant couper les vivres à la ruralité pour tout mettre dans les banlieues comme c’est le cas. Pas question de déshabiller Pierre pour habiller Paul : c’est une question de choix et de courage politique et CPNT s’oppose à tout sacrifice de la ruralité ou des centres-bourgs.

Si les campagnes sont parfois délaissées par l'Etat pour rechercher une certaine rentabilité, force est de constater que même en ville, nous ne sommes pas tous égaux devant l'accessibilité et  la disponibilité de ces services. Il faut donc réintroduire ces services là où ils ont disparu et aussi dans les quartiers. Prévoyons une gestion des villes par quartiers avec un aménagement urbain harmonieux et équilibré. Ceci passe également par un soutien et une relance de la « petite » activité économique, comme celle devant être mise en œuvre dans les villages des zones rurales.

Alors, avec CPNT, il est temps de dire STOP à la fracture territoriale et au désengagement de l’Etat ! Avec CPNT disons tous OUI à nos services publics, OUI à l’égalité des chances, OUI au travail et au progrès accessibles partout et pour tous !