Touche pas à ma protection sociale !
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16 Nov 2011
Aussitôt dit par le président de la République, aussitôt fait par les députés : ceux-ci ont voté la nuit dernière – à une heure et demie du matin ! – l'instauration d'une journée de carence pour les fonctionnaires lors d'un arrêt maladie. Par 51 voix contre 16 ! Soit par moins de 10 % des 577 députés !
Comble du scandale pour cette mesure prétendument placée dans la continuité du programme du Conseil National de la Résistance : cette journée de carence s’appliquera aussi aux militaires ! Défense à nos soldats, gendarmes et pompiers professionnels de tomber malades sous peine de voir leur solde réduite !
L’instauration d’une journée de carence pour les fonctionnaires et assimilés, et d’une quatrième journée de carence pour les salariés du secteur privé, est une honte.
Si le chef de l’Etat voulait plus de justice sociale, il fallait engager l’alignement du secteur privé sur le secteur public, en allégeant le nombre de jours de carence, et non pas en taxant les malades !
Désormais, un salarié du privé qui tombera gravement malade risque de perdre jusqu’à 20 % de son salaire mensuel !
Le candidat Nicolas Sarkozy avait promis aux Français qu’ils gagneraient plus s’ils travaillaient plus. Le président Nicolas Sarkozy impose aux Français de travailler quel que soit leur état de santé s’ils ne veulent pas gagner moins !
Les Français honnêtes n’ont pas à payer pour les fraudeurs ! Les mesures qui viennent d’être prises constituent une véritable « loi des suspects » qui fait de tous les Français des fraudeurs qu’il conviendrait de punir !
Or, la priorité n’est pas de lutter contre les malades, mais contre la fraude sociale, estimée à 20 milliards d’euros par an dans le rapport publié en juin dernier par le député des Bouches-du-Rhône, Dominique Tian.
Fréderic Nihous présentera dans les prochains jours son plan antifraude, basé uniquement sur la traque des véritables fraudeurs et des filières organisées de ce crime contre notre système de protection sociale.
Un plan qui fera bien la distinction entre les Français honnêtes et travailleurs, du public comme du privé, qui doivent être pleinement et correctement indemnisés, et les profiteurs et les escrocs, qui doivent, eux, être traqués, jugés et sévèrement sanctionnés.


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