Régulation du cormoran : forte déception pour les pêcheurs et les pisciculteurs !

lundi 9 septembre 2013
Stocklib © TJ Thomson

Comme chaque année, le gouvernement vient de fixer les quotas départementaux de tirs de destruction par dérogations pouvant être accordées par les préfets pour limiter les dégâts causés par le grand cormoran sur les poissons en milieux naturels et en piscicultures (voir le JO du 22 août 2013).
Pour CPNT, même si ces quotas visant à limiter la nuisibilité du cormoran et les ravages qu’il cause sont en légère augmentation cette année, ils sont insuffisants.
Les mondes de la pêche et de la pisciculture sont ainsi très déçus. Les populations de grand cormoran prospèrent démesurément, et ce, en dépit des quotas de régulation accordés qui bien qu’importants sont néanmoins insuffisants puisqu’ils ne parviennent pas à enrayer son développement et les dégâts provoqués (1kg de poisson par individu et par jour !) par cette prédation permanente et exponentielle.

Il faut donc un déclassement du cormoran en ouvrant les possibilités de tirs et de régulation. Ceci aiderait grandement l’activité économique halieutique d’eau douce, tout en préservant la diversité et la richesse piscicoles. Ceci protégerait également du vecteur de maladies et de parasites qu’est le cormoran tant pour l’homme que pour le poisson ; ce qu’avait démontré un rapport scientifique initié et financé par les Députés européens CPNT aux débuts des années 2000.
L’État et l’Europe doivent donc prendre leurs responsabilités réellement ! C’est pour cela que CPNT encourage vivement l’ensemble des propriétaires d’étangs à demander des autorisations de tir et à se lancer dans des actions en justice contre l’État et l’Union Européenne, responsables trop longtemps d’avoir protégé le cormoran et de ne pas prendre les mesures adéquates.
Autoriser la destruction par tir est donc insuffisant et il faut ouvrir les quotas, mais aussi envisager la destruction d’œufs. C’est pourquoi l’Europe doit notamment agir de façon responsable sur cette question d’autant plus à un moment où elle demande d’augmenter l’importance de l’aquaculture pour répondre à la demande et lutter contre l’arrivée de la Chine sur le marché ! Il appartient à l’Europe de se prononcer clairement sur ce sujet, notamment celui de la destruction des œufs, car si la France semble le pays le plus touché pour le moment, les autres le sont aussi ainsi que le montrent les conclusions du récent séminaire européen qui s’est tenu à Budapest. La France osera-t-elle enclencher cette procédure ou sera-t-elle encore à la traîne, voire absente ?
Les mondes de la pêche et de la pisciculture ne pourront pas perdurer dans les conditions actuelles et en ce qui concerne la France, les futures échéances électorales devraient constituer un sérieux argument pour qu’ils se fassent entendre des politiques…

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