La crise du Covid-19 doit changer notre façon de voir demain, elle doit recréer des solidarités et une vraie politique au service des territoires et de la proximité.

Le Mouvement de la ruralité ne souhaite pas que le soutien aux soignants se limite uniquement aux applaudissements du soir à 20 heures et à une prime de 500 euros à 1500 euros selon les régions en guise de remerciement ! Le gouvernement doit désormais tenir compte des personnels soignants qui tiennent à bout de bras l’Hôpital, les EHPAD et les structures d’aides aux personnes à domicile.

Il faut prendre les mesures nécessaires pour que chaque citoyen, où qu’il se trouve sur le territoire, ait accès à des soins de qualité. Il faut un nouveau projet de santé qui ne doit pas imposer des restrictions budgétaires dans le domaine hospitalier, et qui impose des diminutions de postes d’aides-soignantes, d’infirmières et d’aides à domicile. Il faut maintenir les moyens pour assurer les soins dans des conditions techniques et humaines optimums dans l’intérêt et le respect des patients.

Il suffit de ne plus gaspiller l’argent public à fond perdu comme dans le développement éolien (95 milliards d’euros) ou la gestion des grands prédateurs (300 millions d’euros). Combien de postes et d’équipements destinés à la santé auraient pu être mis en place, combien de masques et de tests aurions-nous eus à la place de ces dépenses non prioritaires pour la nation ?

La France, chef de file de la construction européenne, est devenue le mauvais élève en matière de santé et de rémunération du personnel soignant.  LMR veut récompenser et encourager ces salariés à travailler en France dans de bonnes conditions et dans des établissements attractifs. LMR souhaite voir mis en place un accompagnement renforcé des jeunes diplômés et leur donner l’envie de travailler aussi en milieu rural.

L’argent ne manque pas pour appliquer notre programme politique d’augmentation du personnel soignant en France, il suffit de le flécher différemment ! 

Comme le souligne le rapport de « l’Institut de recherche économique et fiscal » dans son rapport du 30 mars 2020, la bureaucratie est excessive en France. Selon les chiffres de l’OCDE, 35,22% des emplois hospitaliers en France ne sont pas médicaux ou paramédicaux, contre 24,3% en Allemagne, soit une différence de 9 points. La fonction publique hospitalière, c’est environ 1,2 million de personnes en France ou 21 % du total des fonctionnaires, alors qu’en Allemagne, les emplois publics consacrés au secteur hospitalier ne dépassent pas 5 % du total des emplois publics !   

Il faut plus de soignants et moins de bureaucrates !

Ce constat est malheureusement le même avec la multiplication des collectivités administratives depuis les années 80, la bureaucratie siphonne les budgets outrageusement avec une efficience désastreuse.  Voilà pourquoi le Mouvement de la Ruralité propose une véritable refonte de notre système administratif, de santé, agricole… en France par moins de normes, moins de pouvoir administratif. Cela permettra de réaliser des économies pour rémunérer le travail à sa juste valeur et apporter de meilleures conditions de travail pour le personnel soignant comme pour tous les salariés qui œuvrent pour l’intérêt commun de la nation.

Dans le cadre du COVID19, le Mouvement de la Ruralité (LMR) saisi par des syndicats d’artisans taxis, notamment de Charente-Maritime, demande une réactivité des autorités pour permettre aux artisans taxis d’acquérir d’indispensables masques de protection.

Dans certains départements, les artisans taxis ont perdu 90% de leur chiffre d’affaires depuis le début de la pandémie avec plus de 50% d’entre-deux en chômage partiel ou en arrêt d’activité.

Ces prestations de services aux personnes allant du transport des personnes âgées ou sans moyen de locomotion pour faire leurs achats alimentaires, aller chez le médecin généraliste, en séance de dialyse ou de chimiothérapie… sont un indispensable rôle social assuré par ces chauffeurs. Mais dans la situation pandémique actuelle, il faut déplorer un risque important de contamination des taxis, des clients - souvent à santé fragile - et de leurs proches.

La fédération nationale des chauffeurs de taxi ayant échoué dans ses négociations avec l’État pour l’achat groupé de masques, renvoie ses représentations départementales vers les régions. Ainsi alerté, Eddie Puyjalon, Conseiller régional et président de LMR, a immédiatement saisi la Région Nouvelle-Aquitaine pour faciliter l’achat et la mise en service de ces masques pour ce secteur d’activité.

Déjà, la région Auvergne-Rhône-Alpes vient de s’engager à fournir gratuitement à tous les taxis du gel hydroalcoolique, des masques homologués et lavables. De plus le président de la région propose de participer à hauteur de 500 € pour l’installation de plexiglas dans chaque taxi.

Le Mouvement de la Ruralité regrette toutefois que l’État n’ait pas pu organiser avec les préfets l’approvisionnement à destination de ces professionnels du quotidien et demande comme ils le souhaitent, l’annulation et non le report de leurs charges.

Alors que le gouvernement a décidé la fermeture des marchés, lieux de rencontre producteurs consommateurs, le Mouvement de la Ruralité invite les consommateurs habituels de ces marchés à demander à leur maire leur maintien.

LMR préconise un retour aux sources en demandant aux consommateurs de se rapprocher des producteurs et des centres de distributions locaux, car ce mode de consommation en circuit court est la solution pour limiter les risques de contamination, si les règles sanitaires de bons sens sont respectées. Rien de plus simple que la possibilité de passer commande sur rendez-vous, loin de l’agitation des grandes surfaces, qui limite les contacts inutiles et les manipulations des produits par les clients des grandes surfaces.

Il est nécessaire de mettre en place des réseaux de vente directe à domicile avec le relais des municipalités, intercommunalités, réseaux sociaux… où les consommateurs sont amenés à sélectionner la ferme de leur choix en fonction des produits recherchés et à s’y rendre directement pour retirer leur commande.

En cette période de confinement, la commercialisation en circuit court où les intermédiaires entre le producteur et le consommateur sont limités au minimum, est la solution pour valoriser une alimentation de grande qualité payé au juste prix. Les opportunités de développement que permet ce mode de vente, le contact avec les consommateurs - tout en respectant les mesures barrière en vigueur – concourant à meilleure reconnaissance de leur travail, sont autant d’atouts de maintien et de développement des exploitations.

L'agriculture un métier noble, indispensable qui nourrit nos concitoyens. La crise actuelle doit permettre un retour au bon sens paysan, aux bases fondamentales du rôle d'un État : protéger, soigner et nourrir.

Les derniers médecins de campagne démunis de protections, la chaîne de santé en milieu rural déjà fragilisée par les renoncements successifs des politiques sanitaires antérieures doit faire face à cette nouvelle situation d’exode urbain vers les territoires ruraux, encouragé par la communication inappropriée du gouvernement. Aujourd’hui, c’est la double peine pour les territoires ruraux, moins de moyens et plus de malades !

Le Mouvement de la ruralité est interrogatif sur la meilleure façon de répondre à la nécessaire solidarité, sans moyen approprié pour y parvenir.

LMR reste favorable au maintien des marchés et regrette une décision gouvernementale qui renvoie la responsabilité aux maires. Les producteurs locaux ont besoin du maintien de cette économie de proximité comme leurs consommateurs fidèles. À l’évidence, les marchés peuvent être maintenus en appliquant les règles sanitaires de bons sens et en faisant respecter ces règles par les forces de l’ordre et la police municipale, avec des sanctions exemplaires si besoin...

Avec cette interdiction, le défaut cruel de main-d’œuvre agricole et l’arrêt de certains transports spécialisés, ce sont de nombreuses filières de saisonnalité qui sont impactées à court, mais également à long terme. Le Mouvement de la ruralité est favorable au recrutement simplifié pour aider ces filières en manque de bras, notamment dans la production de fruits et légumes. Il doit être très largement relayé dans tous les rouages décisionnaires et d’information afin de renforcer efficacement la filière agricole et agroalimentaire.

Aujourd’hui, la ruralité a besoin de solidarité et d’un effort du gouvernement pour assurer une égalité de santé et l’activité agricole et économique dans la ruralité.

Le 25 mars dernier est survenu le décès d’Albert Uderzo qui, avec René Goscinny, a fait rêver et continue de faire rêver des millions de fans d’Astérix. C’est avec une profonde tristesse et une grande reconnaissante que nous saluons sa mémoire et son œuvre.

Astérix c’est d’abord la résistance d’un peuple gaulois face à l’envahisseur, mais c’est aussi une lutte contre l’évolution de la société consumériste et pour la défense de cet art de vivre à la française que nous chérissons tous.

Le petit village gaulois breton qui résiste « encore et toujours à l’envahisseur », incarne une certaine idée de la France. Un village proche de la nature, qui prend soin de ses anciens, avec un "médecin" à disposition, des "commerces de proximités", des artisans, qui chasse le sanglier et pêche, un chef et une solidarité rurale qui fait leur richesse, à l’image du banquet final.

C’est ce petit idéal du village qui lutte pour sa survie et où rien n’est inéluctable, presque trop idyllique peut-être, qui par les succès de ses BD, témoigne encore et toujours de l’attachement des Français (et de nombreux adeptes dans le monde) à ce mode de vie rural.

Aujourd’hui, plus que jamais, les histoires d’Astérix, prennent tout leur sens dans ce monde globalisé où les solidarités se délitent et où la bétonisation est la règle, mais comme le montre le village des irréductibles Gaulois, l’espoir est toujours là.

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