Après un an et demi d’application des 80 km/h sur le réseau secondaire, non seulement le bilan de la sécurité routière reste peu probant, mais les conséquences socio-économiques se révèlent désastreuses !

Avec les 184 millions d'heures perdues par cette mesure qui auront coûté à l'économie française plus de 2.65 milliards €, les 80 km/h auront finalement coûté au total 2.3 milliards € à l'économie française.

Suite à ce fiasco financier, de nombreux départements ont souhaité revenir sur cette mesure. Mais pour ne pas faire perdre totalement la face au 1er ministre Édouard Philippe, l’instigateur mal inspiré de la mesure impopulaire, le gouvernement impose une condition au retour à 90km/h : l’interdiction pour les engins agricoles d'aborder certains axes routiers de 2x1 voies sans séparateur central.

Tout est fait pour que les Conseils départementaux ne puissent pas revenir à la vitesse originelle de 90 km/h sur les routes dont ils ont la charge !

Devant cette mesure discriminante pour le monde agricole, le Mouvement de la Ruralité dénonce une politique d’agri-bashing et en appelle aux ministres des Transports et de l’Agriculture pour la faire disparaître sans délai.

La trêve des confiseurs étant terminée, les sauvaginiers de France attendent avec impatience les bonnes résolutions du président Emmanuel Macron en matière de chasse au gibier d’eau pour 2020.

Après les promesses électorales de la campagne présidentielle, celles du président de la Fédération des chasseurs (FNC) confortant les bonnes intentions du président de la République en matière cynégétique, LMR attend que des paroles, on passe aux actes !

D’après les nouveaux éléments scientifiques en matière de migration des oies cendrées, la récente transposition d’une partie de la directive européenne 2009/147 CEE en droit français doit permettre la prise d’une nouvelle dérogation pour les dix premiers jours de février. C’était l’objet de la demande justifiée de la FNC. Or, Emmanuelle Wargon, Secrétaire d'État auprès de la ministre de la Transition écologique et solidaire, a refusé cette proposition pour satisfaire aux exigences des opposants à la chasse, malgré la promesse présidentielle. C’est une bien mauvaise façon de remercier le premier chasseur de France pour son engagement.

Pourtant, cette dérogation aurait été la preuve des bonnes intentions du gouvernement à vouloir rétablir une juste possibilité de chasser en février, démarche politique dans l'attente du plan de gestion européen des oies dans le cadre de l’AEWA.

LMR rappelle, qu’aujourd’hui, quoiqu’en disent les associations environnementales, nul ne peut contester que les mêmes volatiles seront chassées ou détruites après le mois de février au nord de l’Europe, notamment aux Pays-Bas.

Depuis quelques mois déjà, le Mouvement de la Ruralité, soucieux de mettre fin au climat délétère instauré par des groupuscules écoterroristes, a actionné la sonnette d’alarme auprès du gouvernement.

Le président de LMR a interpellé le ministre de l’Intérieur Christophe Castaner (lire le courrier du 27 août 2019). Par la suite, plusieurs communiqués de presse (lire le communiqué du 25 novembre) venaient alerter de l’urgence de la situation en s’appuyant sur les différentes exactions frappant le monde agricole, celui des métiers de la viande, de l’élevage et de la chasse. LMR a renforcé son action par des déplacements de terrain à la rencontre des éleveurs dans plusieurs départements et par des rencontres ou des courriers de sensibilisation aux députés de la majorité (lire article du Petit bleu).

Suite à ces rencontres, plusieurs parlementaires ont saisi le garde des Sceaux et relayé la demande du Mouvement de la Ruralité. Le 13 décembre Christophe Castaner répondait en partie à la demande en annonçant la création de la cellule Demeter de la gendarmerie nationale (lire l'article de Huffingtonpost) ; cellule chargée de lutter contre les intrusions dans les exploitations agricoles afin d’enrayer l’agri-bashing (lire article de Sud Ouest). Pour autant, aucune réponse concernant le chasse-bashing et l’urgence de voter la loi sur le délit d’entrave proposé par le sénat et demandé par LMR.

Face à des réponses pour le moins « politiciennes » de la part de plusieurs députés de la République En Marche (réponses de Mme Cendra Motin, Mme Catherine Kamoswski), LMR en concertation avec le sénateur Jean-Noël Cardoux, auteur de cette proposition de loi, pousse pour qu’une niche parlementaire sur proposition du groupe LR à l’Assemblée nationale soit trouvée rapidement.

Conscient de l’importance du sujet, le Mouvement de la Ruralité ne lâchera rien sur la mise en place de cette loi et sur l’intransigeance des autorités vis-à-vis de ces écoterroristes antispécistes !

Que la grève contre la réforme des retraites se poursuive, notamment face aux erreurs de casting du gouvernement est une chose, mais qu'elle punisse les Françaises et les Français de la trêve de noël en est une autre et reste une erreur !

Pour le Mouvement de la Ruralité, les fêtes de fin d’année sont synonymes de traditions, avec Noël qui reste la fête de la famille et des enfants par excellence. Elles sont souvent l’unique occasion annuelle de réunir les membres des familles, particulièrement celles dispersées, divorcées ou monoparentales, et des amis.

Dans un climat social et politique acerbe, il serait responsable de donner ces quelques jours de trêve au vivre ensemble pour le plus grand bonheur des petits et des grands.

A l'inflexibilité du gouvernement, les syndicats ne devraient pas répondre par une intransigeance sociale et citoyenne. Une dose d'humanisme en fin d'année ne fera de mal à personne, mieux, elle grandira ses dirigeants et redonnera du sens à l’engagement responsable !

 

Il y a quelques jours le Mouvement de la ruralité, rappelant les engagements du Président de la République lors du grand débat, demandait une retraite d’un minimum de 1 000€, notamment pour les agriculteurs, les artisans et les commerçants et les salariés à bas salaire.

Même si ce n'est pas le jackpot de l'Euro-million, l’annonce du Premier Ministre en ce sens est une bonne nouvelle pour eux. Avec les mesures spécifiques pour les femmes, ils apprécieront cette juste revalorisation pour le travail qu'ils auront fourni durant toute leur carrière professionnelle.

Parmi l’ensemble des mesures énoncées, LMR déplore néanmoins que le gouvernement parle d'un temps partiel en fin de carrière sans l'associer à un tutorat salutaire pour les performances de nos entreprises et l’envie de transmettre un savoir-faire dans de bonnes conditions.

Même s’il reste aujourd'hui à éclaircir les nombreuses zones d'ombres pour mieux appréhender la totalité de cette réforme, le Mouvement de la ruralité est satisfait de la réponse positive à sa demande prioritaire, une mesure d'équité et de justice sociale dont bénéficieront de très nombreux ruraux.

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