Chasse, pêche, nature et traditions veut reprendre pied en Savoie

mercredi 6 avril 2011

Frédéric Nihous, le président de Chasse, pêche, nature et traditions (CPNT), conseiller régional d'Aquitaine, était à Chambéry ce mercredi 6 avril pour soutenir Philippe Thomazo, nouveau responsable du parti en Savoie. Il était accompagné d'autres membres de CPNT, dont une élue régionale, Marie-Christine Git. Le but du parti est de reprendre pied dans le département et ramener la ruralité au centre du débat local. Il a répondu aux questions de l'hebdo savoyard LA VIE NOUVELLE.

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Frédéric Nihous, pourquoi cette démarche ?
« Le Parti socialiste, au pouvoir dans cette agglomération et assez bien implanté en Savoie, ne propose rien pour les jeunes ruraux. Ce secteur, qui représente quinze millions de Français, est en train d'être laissé à l'abandon par la gauche, qui préfère s'associer avec les « bobos » d'Europe écologie ».

Qu'est-ce qui vous différencie aujourd'hui d'Europe écologie ?
« Les Verts sont pour une écologie punitive. Pour eux, l'homme est un gêneur. Ils ne proposent que des mesures qui restreignent nos libertés et les agriculteurs sont les premiers à en pâtir. Ils veulent revenir au Moyen-âge. Nous proposons, au contraire, une approche humaine de l'écologie. C'est à dire, une écologie aux service des hommes et dans le respect des traditions. Nous sommes contre la stigmatisation systématique des agriculteurs ».
A sa création, votre parti était indépendant, pourquoi avez-vous choisi de vous allier avec la droite depuis 2007 ?
« Nous sommes toujours un parti indépendant, mais nous avons voulu commencer à jouer un rôle concret dans la politique nationale. La gauche ne nous a pas écoutés et la droite nous a tendu la main, donc nous avons choisi de devenir partenaires de la majorité présidentielle. Nicolas Sarkozy s'est montré concerné par les problèmes du secteur rural et nous travaillons actuellement avec Bruno Le Maire, le ministre de l'Agriculture. Notre voix est entendue »
Allez vous présenter un candidat à l'élection présidentielle de 2012, comme en 2002 et 2007 ?
« Nous allons bientôt partir à la recherche des 500 signatures nécessaires pour entamer une campagne présidentielle. Avec les 36 000 maires « ruraux », nous sommes plutôt confiants. Le problème avec les scrutins politiques actuels, c'est que notre parti fait plus de voix qu'avant mais a moins d'élus. Nous ne pouvons exister localement que par le biais d'alliances ».

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