Chasse des oies : La LPO déboussolée !

lundi 5 octobre 2015
© Stocklib

Le 2 octobre, la LPO réagissait maladroitement dans les colonnes du journal sud-ouest,  expliquant  aux chasseurs qu'ils ne pouvaient pas chasser les oies en févier, et ce, en raison de fallacieux arguments. Son directeur distillait ainsi une argumentation pour le moins farfelue, travestissant les fondements qui régissent les lois et le fonctionnement de la République.

Le rôle des élus n'est pas cantonné à assumer les textes en vigueur comme le dit Philippe Vérilhac, mais bien de proposer des lois, voire de modifier celles qui apparaissent obsolètes ou ne répondant plus aux réalités du moment ou créant trop de problèmes. Les fondements changeant, surtout plus près de 30 ans après leur adoption, le législateur doit pouvoir revoir les transcriptions de directives européennes en droit interne jugées trop excessives ou déphasées.

Au lieu de citer "l'anarchie" dans ce contexte là, CPNT n'a pas vu la LPO et son directeur interpeler la presse sur les zadistes et autres faucheurs volontaires qui ne respectent pas les lois et les textes en vigueur. Existerait-il une "bonne" ou "mauvaise anarchie" pour la LPO ?

De même, la LPO se trompe, car la chasse française n'a pas encore usé de son droit à déroger en la matière à l'inverse de nombreux autres états membres de l'UE. Enfin, la LPO vient nous parler de "développer les populations d'oies sédentaires en France pour augmenter les prélèvements". Voilà un bel exemple d'ineptie causée par un aveuglement doctrinaire !

Là encore, la LPO ne comprend rien à l'esprit de la chasse qui ne réclame pas une augmentation des prélèvements d'oies (locales ou non), mais à chasser raisonnablement des oiseaux migrateurs quand ils passent sur le territoire national ! Voilà une chasse raisonnable et responsable, d'autant plus louable, que les oies sont en forte augmentation depuis prés de 20 ans. Elles sont même détruites dans plusieurs états membres en raison des raisons des dégâts qu'elles causent à l'agriculture du fait qu’elles sont "justement" locales . Elles sont aussi chassées dans de plus en plus de pays européens et durant des périodes bien plus longues qu'en France !

Le directeur de la LPO prend donc les chasseurs pour des pigeons, or ils ne sont plus des perdreaux de l'année et ne veulent pas être les dindons de la farce LPO !

La constitution de stocks en France ne résoudra en rien le problème des dates de chasse dans le contexte actuel de la transcription en droit français de la directive 2009/147 CEE ! Pire, elle augmentera le processus de dégâts agricoles à la charge des chasseurs. Aujourd’hui, l'exemple des dégâts environnementaux et agricoles causés par les Bernaches cravant devraient faire réfléchir et surtout, se traduire par la prise en charge des dégâts par la LPO du fait de son protectionnisme aveugle !

Les chasseurs de gibier d'eau veulent chasser et pas abattre ; ils ne veulent pas la quantité, mais la qualité; ils veulent chasser en février même si ça ne rime pas avec quantité. Ils veulent chasser raisonnablement en fonction des saisons et de la migration des oiseaux. En clair, ils veulent chasser ... quand les oiseaux migrateurs passent !

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