CPNT demande au gouvernement des prix rémunérateurs pour les éleveurs de viande bovine

mardi 16 juin 2015
© Stocklib

Le gouvernement doit mettre en œuvre une politique volontariste pour sauvegarder notre agriculture, une agriculture de qualité.

CPNT  dénonce des cours qui continuent de s'effondrer et les accords internationaux, premiers responsables de la faillite de la politique agricole européenne. Bien que les coûts de l'aliment du bétail aient légèrement baissé, cela n’est pas  suffisant pour maintenir les revenus déjà très bas. Les éleveurs sont confrontés à bien des difficultés à cause des prix bas qui ne prennent pas en compte le revenu des éleveurs, l'augmentation des coûts de production tels l'électricité, le fioul, les honoraires, ou la mécanisation et les charges sociales et fiscales… Il manque au minimum 60 à 80 centimes du kilo pour couvrir les besoins.

Si nous voulons maîtriser la qualité de ce que l'on mange, il faut sauvegarder notre agriculture, car la qualité de ce que nous importons n'est absolument pas garantie. Nous devons exiger de nos importations les mêmes conditions sanitaires de production. Dans certains pays, les contrôles sont beaucoup moins tatillons qu'en France, pendant que d’autres autorisent encore des produits illicites chez nous. Encore un effort et la France va perdre son agriculture et son autosuffisance alimentaire après avoir perdu son industrie. Les industriels et les distributeurs portent une lourde responsabilité dans la dégradation constante des prix payés aux agriculteurs dans l’indifférence de notre gouvernement depuis 2012. (Nous retrouvons déjà le même discours dans les lois Pisani de 1960 et 1962 ainsi que dans les 10 plans de 1989 ; les responsabilités de tous les gouvernements et responsables agricoles sont engagées depuis ces temps)

Les éleveurs de viande bovine demandent des prix rémunérateurs pour pouvoir survivre ! Ils sont les oubliés de la loi du marché !

CPNT le Mouvement de la Ruralité demande au gouvernement et à son ministre de l’agriculture Stéphane LE FOLL de prendre une décision rapide et courageuse en faveur de l’élevage. Nous exigeons des prix rémunérateurs pour une filière en grande difficulté, garantie de la protection de notre environnement.

Sans élevage, adieu à la protection de nos milieux, zones humides et bocages, ressources de grande valeur économique, culturelle, scientifique et récréative. Leur disparition serait une catastrophe irréparable !

Un jour les élus demandent à nos agriculteurs dans un cadre national de protection des zones humides et protection de nos bocages de protéger notre environnement (!), mais sans contrepartie financière suffisante. Sans une rémunération des cours de la viande en adéquation avec les défis de demain, la politique gouvernementale mise en place avec les écologistes des salons parisiens coupés des réalités du terrain est vouée à l’échec, et la mort de l’élevage bovin en France.

Les agriculteurs sont les esclaves des temps modernes  !

La société devrait tout faire pour que nos agriculteurs puissent vivre de leur travail au lieu de passer leur temps à remplir des dossiers toujours plus épais pour une administration papivore chargée de leur allouer des subventions. D'ailleurs ces subventions ne vont pas où elles devraient aller. Elles vont d’abord vers les lobbyistes de tout poil. Les éleveurs sont isolés, en bout de chaîne, taillables et corvéables à souhait. Et pourtant ça ne marche pas comme ça ! Pour faire de la viande, ça demande des années de travail... On ne peut pas accélérer ou freiner en fonction des cours, de la demande ou des vœux des uns et des autres ! Il faut  donc  faire du maintien et de la préservation de la biodiversité une véritable filière de diversification avec des retombées intéressantes pour les milieux et leurs utilisateurs, en apportant aux éleveurs un revenu digne de leur travail.

CPNT - Le Mouvement de la Ruralité demande un peu de sérieux au gouvernement, ou alors il faut avouer que l'on ne veut plus de paysans ! Ce serait plus honnête !

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