Développer les métiers de la terre par une agriculture de qualité et diversifiée

vendredi 2 novembre 2012
Stocklib

Depuis toujours, CPNT se mobilise pour défendre et soutenir le monde agricole, pilier du monde rural.
Dans son action politique, tant lors des campagnes présidentielles de 2002 et de 2007 que lors de sa précampagne 2012, CPNT portait le message et la revendication d’une action de soutien forte pour l’agriculture, car la revitalisation du monde rural passe également par le maintien, le soutien et le développement d’une agriculture de qualité avec des débouchés et des marchés assurés, comme avec un statut garanti, pour produire mieux et pour éviter tant les dérapages de l’Union Européenne (qui voulait par exemple baisser drastiquement le budget de la PAC) et les méfaits de la mondialisation.
Pour nous, la qualité de la vie est intimement liée à une production et une alimentation saine. Cette qualité et cette confiance dans nos produits ne se décrètent pas, elles se suscitent grâce à nos agriculteurs. Il faut recréer le lien de confiance entre producteurs et consommateurs par un programme de promotion de l’agriculture française et de sa qualité.

La revitalisation du monde rural passe également par le maintien, le soutien et le développement d’une agriculture de qualité avec des débouchés et des marchés assurés et avec des prix réellement rémunérateurs, comme avec un statut garanti pour tous notamment les conjoints d’agriculteurs.
Elle doit pouvoir produire mieux et pour éviter tant les dérapages et restrictions de l’Union Européenne et les méfaits de la mondialisation. C’est la raison pour laquelle CPNT revendique la préférence communautaire doublée d’un protectionnisme européen dans le cadre d’une réforme de la PAC qui doit se mettre au service des agriculteurs sans être sacrifiée sur l’autel de l’environnementalisme et des ponctions budgétaires.
C’est aussi pourquoi CPNT s’était opposé à tout nouvel élargissement de l’Europe, car il faisait rentrer dans l’UE des pays qui sont nos principaux concurrents agricoles. Les faits nous ont donné raison puisqu’aujourd’hui, on constate une concurrence déloyale de ces pays qui tout en profitant des primes agricoles, ne sont pas assujettis aux quotas alors que pour nos agriculteurs, c’est progressivement l’inverse !
La qualité de la vie est intimement liée à une production et une alimentation saine. Cette qualité et cette confiance dans nos produits ne se décrètent pas, elles se suscitent grâce à nos agriculteurs. Il faut recréer le lien de confiance entre producteurs et consommateurs par un programme de promotion de l’agriculture française et de sa qualité.
Stoppons les entraves injustifiées gênant la compétitivité agricole !
L’État et l’Europe doivent aider les agriculteurs à produire convenablement avec des revenus suffisants. Il faut donc réguler la production pour garantir des prix rémunérateurs et soutenir l’activité (gestion foncière et patrimoniale, installation et reprise d’exploitations, allégement des charges et statut garanti pour tous).
Développons aussi de façon complémentaire (pas en substitution) la diversification et les projets innovants pour les agriculteurs doublés d’un soutien aux filières spécifiques difficiles (apiculture, aviculture, viticulture, agriculture de montagne, etc.).
Enfin, l’écologie punitive et dogmatique qui vitrifie les territoires en empêchant progressivement les agriculteurs de faire leur travail, de nourrir les populations et de faire vivre les terroirs, va causer leur perte alors qu’ils font déjà beaucoup d’efforts dans leurs pratiques, pour ne pas être en permanence stigmatisés par la nébuleuse écologiste, type FNE et ses campagnes médiatiques écœurantes et inadmissibles.
Il faut certes soutenir les bonnes pratiques, l’autosuffisance énergétique, la gestion de l’eau et la recherche d’intrants ou de process moins polluants, mais en garantissant la production agricole.
L’Europe a imposé des techniques culturales et des normes visant la conservation de la biodiversité. Elles doivent rester raisonnables et viables économiquement.
Recherchons une agriculture « mieux faisante » écologiquement et raisonnée, mais sans renier son but de production.

l’Europe doit protéger et sanctuariser l’agriculture
D’une part, dans le cadre financier des échanges mondiaux, il faut rétablir une préférence européenne sans concurrence déloyale.
Il faut également imposer une nécessaire réciprocité : les états exportateurs vers l’Europe doivent respecter les normes européennes imposées aux producteurs européens.
Pour y veiller, est ainsi nécessaire une protection équilibrée aux frontières européennes contre les importations de produits de moindre qualité ou moins-disant socialement ou écologiquement. L’Europe ne doit plus être une passoire, mais doit protéger ses acteurs économiques, notamment agricoles !
D’autre part, en matière budgétaire interne à l’UE, CPNT considère ainsi que les propositions de budget européen à compter de 2013, formulées par le président du Conseil européen, sont une catastrophe pour la PAC (- 25,5 milliards d’euros !) et donc l’agriculture française.
C’est la survie de nos agriculteurs français qui est en jeu et CPNT attend du gouvernement français une défense ardente de nos intérêts nationaux en la matière et cela nécessite une action forte de la France tant pour la définition de ce budget européen que dans la préparation de la réforme de la PAC.
Parmi ces intérêts, il faut veiller à ce que le soutien aux filières ne serve pas au final à financer de façon déguisée une certaine politique écologique en manque de financements ni qu’un gel des terres ne serve à créer des réserves naturelles. Le verdissement de la PAC ne doit pas ajouter de la crise à un secteur agricole déjà en crise !
Si l’on veut un élément et un respect environnemental dans la gestion foncière, il faut accorder une valeur économique aux éléments naturels qui ainsi ne seront plus vus comme une gêne ou un obstacle. La prise en compte des éléments naturels (haies, talus, plans d’eau, etc.) doit être un élément fort de cette nouvelle PAC pour éviter les destructions ou arrachages sauvages. De même, l’agroforesterie doit être soutenue au niveau européen, notamment par la réforme des règlements régissant les plantations d’arbres.
Pour CPNT, la priorité est d’assurer des revenus dignes aux agriculteurs par des justes prix, donc par une régulation des marchés et par la réduction des déséquilibres entre filières, notamment entre éleveurs et céréaliers.
Toutes les garanties nécessaires doivent être prises pour que l’existence et l’indépendance de la filière agricole française soient préservées dans le budget européen comme dans la réforme de la PAC.

Pour notre agriculture française, CPNT veut :

  • Assurer une juste rémunération de la production, par le maintien de prix justes.
  • Mettre en place des aides fiscales et financières pour les reprises d’exploitation (rachat, succession…), notamment pour les jeunes.
  • Alléger les charges pendant les premières années d’exploitation suite à une reprise.
  • Revaloriser les retraites des agriculteurs, encore scandaleusement trop basses.
  • Promouvoir la diversification, la pluriactivité et les activités complémentaires pour les agriculteurs.
  • Soutenir et promouvoir le tourisme rural comme activité complémentaire des agriculteurs.
  • Promouvoir les produits du terroir (mise en place de filières locales courtes de distribution, appellations contrôlées, labels, AOC, races et productions spécifiques et régionales).
  • Développer des soutiens ou accompagnements spécifiques en reconnaissance du rôle de l’agriculteur dans l’espace rural et environnemental.
  • Empêcher les dérives économiquement catastrophiques du confinement des volailles et soutenir la profession des éleveurs avicoles.
  • Soutenir et préserver l’apiculture et toute autre filière spécifique et traditionnelle.
  • Défendre la viticulture française et promouvoir nos productions et leur qualité exceptionnelle en soutenant le maintien ou la conquête de marchés, notamment à l’export, en équilibre avec les impératifs de santé publique.
  • Maintenir et développer une agriculture de montagne respectueuse des usages locaux.
  • Aider et défendre la pêche artisanale française face à la concurrence européenne et mondiale.
  • Développer un programme ambitieux de développement des biocarburants et des biomatériaux.
  • Interdire la production d’OGM en plein air et la limiter, en espaces strictement clos, aux utilisations médicales et pharmaceutiques.
  • Assurer une juste prise en charge des risques agricoles, épidémies diverses ou catastrophes naturelles.
  • Simplifier les démarches administratives et lutter contre l’abus de paperasserie.
  • Refonder la PAC sur deux piliers fondamentaux qui favoriseraient la production européenne et française :
    1- des prix rémunérateurs fondés sur le couplage de l’effort et de la récompense (et non plus des primes découplées de la production et qui se réduiront au fil du temps comme peau de chagrin),
    2- le rétablissement de la préférence communautaire avec les pays qui le souhaitent et qui permettra notamment une lutte salutaire contre les importations à bas prix.

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